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«Dans cinq ans, j'accroche mon G-string»

TVA Nouvelles

Après avoir malmené le Québec et son Bonhomme Carnaval, le magazine Maclean's a été beaucoup plus sage en dressant le portrait de «notre reine du porno», comme il l'appelle, Anne- Marie Losique.

Cette dernière annonce que dans cinq ans, ayant fait son argent avec sa télé du divertissement Vanessa, elle promet de «disparaître, et, après avoir accroché son G-string, elle adoptera un enfant.»

Le journaliste Martin Patriquin dresse un portrait très flatteur de la femme d'affaires québécoise, de fait, un portrait à rendre jaloux le Bonhomme Carnaval.

Le magazine canadien lui consacre deux pages, et il a suivi la nouvelle propriétaire de la chaîne du divertissement Vanessa pendant de longues heures, de son bureau au gym, en passant par son restaurant italien préféré.

«Je ne suis pas stupide»

Les lecteurs du Canada anglais pourront découvrir une femme déterminée, qui n'a pas peur de choquer. On cite alors l'animateur du Gros Cave à V, Jean-François Mercier, qui a déjà dit à l'animatrice «Tu n'es pas juste une sexy slut, une salope sexy...»

Anne-Marie Losique se confie au Maclean's. «Je ne suis pas cette fille stupide qui a tout grâce à son père et qui ne sait pas dire deux mots de suite. Mais j'aime ce caractère auquel on m'identifie parfois ; ça me protège un peu, je crois.» Anne-Marie Losique n'aime pas parler d'elle, constate le journaliste. Même quand on la suit pas à pas toute une journée, les confidences sont minimes.

Un peu comme elle l'a déjà souvent dit lors de récentes entrevues, sa carrière et sa vie n'ont rien à voir avec son père, Serge Losique, le président controversé du Festival des films du monde.

«Ma carrière n'a rien à voir avec ma relation avec mon père. De toute manière, je n'ai jamais été proche de lui depuis plusieurs années. On me pose toujours cette question, et je donne toujours la même réponse. Les gens n'écoutent pas», dit-elle, toujours embarrassée lorsqu'elle aborde ce sujet.

Pour la liberté

Même si elle ne dit jamais son âge, le magazine évoque 45 ans, selon des rumeurs, et n'a pas abordé le sujet de la chirurgie esthétique.

Cependant, attention, on sait que ce sont ses lèvres qui se retrouvent sur le logo de Vanessa, et ses fesses, sur l'affiche juste à l'entrée du pont Champlain. En outre, Anne-Marie Losique n'est pas une fille de party autant qu'on oserait le croire.

Les lecteurs apprendront que la propriétaire de la station Vanessa a étudié au Collège St-Jean-de- Brébeuf et à la Sorbonne, et qu'elle fut la dernière journaliste à interviewer Marcello Mastroianni. Ses parents ont divorcé, il y a dix ans, et sa mère est morte d'un cancer l'an dernier, comme elle nous l'a confié récemment, en entrevue au Journal de Montréal.

C'est donc une Anne-Marie Losique sage et une femme d'affaires que les lecteurs du Maclean's découvriront.

D'ailleurs, à ces femmes qui la contestent, l'accusant de vouloir faire de l'argent en exploitant le corps de la femme, elle rétorque : «Elles n'ont jamais vu mon livre ni mes programmes. Les droits des femmes gagnés au fil des ans sont très précieux pour moi. De telles attaques me mettent en colère. Nous sommes très chanceuses de pouvoir exprimer librement qui nous sommes de la manière que nous voulons. je n'aime pas ces jugements gratuits de femmes envers d'autres femmes. Nous avons gagné trop chèrement notre liberté», conclut la propriétaire de la chaîne Vanessa, qui a également reçu le Toronto Star.

(Journal de Montréal)