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La SAQ dit non à la consigne

Régys Caro
Agence QMI

La Société des alcools du Québec s'oppose à la création d'un système de consigne pour recycler les quelque 180 millions de bouteilles de vin et spiritueux qu'elle vend chaque année.

« On pense que la collecte sélective demeure le meilleur moyen pour recycler les bouteilles provenant de nos magasins », a expliqué mercredi le directeur du Développement durable à la SAQ, Mario Quintin.

L'instauration d'un tel système de consigne coûterait 40 millions $ la première année et la facture s'élèverait à 20 millions $ pour les années subséquentes, a indiqué Isabelle Merizzi, porte-parole de la SAQ.

De plus, la consigne ne permettrait pas le remplissage des bouteilles récupérées, a ajouté Mario Quintin. « On fait des affaires avec 57 pays et plus de 2000 fournisseurs », a-t-il souligné. Impossible de retourner les bouteilles vides aux pays exportateurs pour les réimporter remplies.

La SAQ investit 3 millions $ par année dans la cueillette sélective, ce qui couvre 50 % des coûts reliés à la récupération et au recyclage des bouteilles vides.

Les ventes de la SAQ comptent pour environ 40 % du verre en circulation au Québec. La SAQ vend 85 % de ses produits aux particuliers, soit l'équivalent de 153 millions de bouteilles, dont 75 % (115 millions de bouteilles) sont récupérées par le biais de la cueillette sélective, a souligné Mario Quintin.

« Un système de consigne coûterait 20 cents par bouteille comparativement à 5 cents pour la cueillette sélective », a-t-il conclu.