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L'aide se mobilise par Facebook

Incendie de Shawinigan

L'aide aux sinistrées de la rue Saint-Marc, à Shawinigan, s'organise par le biais du réseau social Facebook. Des vêtements, des électroménagers, des meubles et des dons en argent sont acheminés aux trois jeunes femmes qui ont tout perdu dans l'incendie de lundi après-midi.

Trois des quatre locataires de l'immeuble situé au coin des rues Viger et Saint-Marc, qui abritait également l'Armée du Salut, à Shawinigan, ont reçu plusieurs messages sur Facebook de gens offrant leur aide. Parmi ces bons samaritains, des proches, mais aussi, des inconnus.

L'histoire de ces trois jeunes femmes, qui n'avaient pas d'assurance et dont tous les biens se sont envolés en fumée il y a deux jours, a touché plusieurs personnes.

«Nous avons reçu une centaine de messages sur Internet, sur Facebook, explique Kim Champagne, 20 ans. Il y a des gens de Shawinigan mais aussi des gens de l'extérieur qui sont prêts à nous venir en aide. Nous avons reçu déjà plusieurs sacs de vêtements, un réfrigérateur, une table.»

Un baume sur la plaie

Pour Christine Blais, 21 ans, ces dons sont une preuve que les gens ont encore le cœur sur la main. «Je n'aurais pas pensé que tant de gens auraient voulu nous aider. C'est vraiment une aide inespérée. En moins de deux jours, nous avons presque tout pour repartir à neuf», confie la jeune femme, visiblement émue devant tant de générosité.

«Il y a des collectes de dons d'organisées un peu partout; à l'Alcan, dans un salon de coiffure et même à Sherbrooke», poursuit Linda Champagne, la mère d'une des sinistrées.

Des amis auraient même trouvé un nouvel appartement. En attendant, les trois jeunes femmes sont hébergées chez de la famille avec Soo, le chat rescapé du brasier. Le félin a été brûlé aux pattes et au museau. «On a perdu plusieurs animaux de compagnie dans l'incendie, informe Kim Champagne. C'est ce qui me fait le plus de peine. Mais on s'occupe de celui-là.»

Des ruines fumantes

Le service d'incendie de Shawinigan a dû retourner à trois reprises sur les lieux du sinistre pour arroser les décombres. L'amoncellement de débris fumait toujours mercredi matin. «Ce n'est pas vraiment dangereux, explique François Lelievre, le chef des pompiers shawiniganais. Mais on a la situation à l'œil, surtout pour ne pas inquiéter les gens.»

Démolition

Un cinquième immeuble, qui appartient au restaurant le Bravo, sera démoli jeudi. Les deux propriétaires des immeubles détruits par l'incendie, Jean-Marc Grenier, du Bravo, ainsi que Rémi Gélinas, propriétaire de l'immeuble qui abritait les locaux de l'Armée du Salut et une vingtaine de logements, préfèrent attendre de ramasser les débris et de régler la question des assurances avant de penser aux projets futurs.

 

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