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Un cadeau pour le privé

Procréation assistée

Le programme de procréation assistée profiterait surtout au privé, depuis sa mise en place il y a bientôt neuf mois.

Lancé en grande pompe l'été dernier par le ministre de la Santé Yves Bolduc et la productrice et animatrice Julie Snyder, ce programme offre trois essais de fécondation in vitro aux couples infertiles.

Selon une étude dévoilée mercredi par l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS), l'initiative de Québec «favorise le secteur privé au détriment du secteur public».

Il «consolide la place privilégiée qu'a le secteur privé, qui peut choisir quel type de soins il offre, des types de soins qui lui sont lucratifs», explique Julie Depelteau, auteure de l'étude.

Pour l'IRIS, les opérations payantes comme la fécondation in vitro sont assurées par le privé, alors que les suivis de grossesses et les accouchements sont envoyés au public.

Actuellement, au Québec, cinq établissements offrent des services de procréation assistée. Parmi ceux-ci, on trouve quatre cliniques privées. Le Centre universitaire de santé McGill est le seul établissement public à proposer ces techniques.

Le programme a eu des effets positifs sur le taux de grossesses multiples, passé de 27% en 2009 à 3,8% en 2010.

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