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Jean-Paul Gerbet sera remis en liberté

Meurtre de Cathy Carretta

TVA Nouvelles

Jean-Paul Gerbet, emprisonné pour le meurtre de sa copine Cathy Carretta, sera remis en liberté sous peu.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a jugé que Gerbet, qui purge une peine de prison à vie pour avoir étranglé la jeune femme de 22 ans en 1998 à Laval, présente un risque de récidive faible à modéré.

L'homme de 44 ans, sera transféré dans quelques jours au Centre de prévention de l'immigration (CPI) de Laval, puis déporté en France d'où il est originaire. Gerbet devra habiter chez ses parents et travaillera à la ferme.

Un père déçu

La famille de Cathy Carretta s'était par le passé opposée aux demandes de libération du meurtrier de leur fille. Son père avait pour ce faire mené une longue croisade.

«La libération de Gerbet ne nous satisfait pas du tout, souligne Christian Carretta. De son propre aveu, c'est un gars narcissique, il abuse des femmes, les manipule et il est violent avec elles».

M. Carretta croit que la Commission des libérations conditionnelles du Canada n'a pas eu le choix de libérer Jean-Paul Gerbet. «Il a toujours montré patte blanche. On a senti que les commissaires prenaient leur décision à contrecœur.»

La CLCC estime que Gerbet a beaucoup progressé ces 18 derniers mois. Le détenu a eu droit à plusieurs sorties sous surveillance, et il a, selon la Commission, toujours suivi les directives.

Correspondance avec Karla Homolka

Jean-Paul Gerbet a déjà entretenu une correspondance épistolaire avec la meurtrière ontarienne et complice de Paul Bernardo, Karla Homolka, alors qu'ils étaient tous les deux emprisonnés. L'objet de leur échange était entre autres à caractère sexuel.

La Commission des libérations conditionnelles avait notamment un doute quant à la possibilité qu'une fois libéré, l'amant virtuel de Karla Homolka cherche à la voir.

Ce dernier avait affirmé que ce n'était pas le cas, mais la CLCC avait préféré lui refuser sa libération conditionnelle une première fois en 2008, dix ans après qu'il eut commencé à purger sa peine, puis en 2009 craignant que Gerbet soit toujours une menace pour la société.