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Turcotte déclaré criminellement non responsable

TVA Nouvelles

Le cardiologue Guy Turcotte a été déclaré criminellement non responsable des meurtres de ses deux enfants pour cause de troubles mentaux et pourrait retrouver sa liberté aussi tôt que dans 45 jours, si jamais les psychiatres pensent qu'il ne représente plus aucun risque de récidive.

Les 11 jurés ont rendu leur verdict à 10h55, mardi, après six jours de délibérations, au palais de justice de Saint-Jérôme.

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Malgré une déception évidente, son ex-conjointe Isabelle Gaston, la mère des victimes, est demeurée calme. «Honnêtement, je m'étais préparée à tous les verdicts», a-t-elle déclaré aux médias.

En attendant son transfert en institut psychiatrique, Guy Turcotte demeure incarcéré.

L'homme de 39 ans a réagi à l'annonce en fermant les yeux et poussant un soupir de soulagement, une sensation partagée par ses parents dans la salle. Au cours des prochains jours, l'homme sera déplacé à l'Institut psychiatrique Philippe-Pinel, où une commission d'examen évaluera sa dangerosité et son état d'esprit.

Il pourrait être libéré sans condition. Toutefois, il pourrait aussi se faire imposer des conditions à respecter. Enfin, la commission pourrait ordonner qu'il soit détenu dans un hôpital psychiatrique. Son cas sera réévalué au bout d'un an.

Beau travail de la défense

Le jury a donc été convaincu par la défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux et d'intoxication au méthanol de l'accusé, et a choisi le verdict le plus clément parmi ceux qui étaient proposés.

«On avait un individu qui, jusque-là, était admirable à tous les niveaux, ne présentait pas de danger, bien adapté à la société, et qui, dans un moment bien précis, a commis un geste affreux que personne ne peut s'expliquer», explique le Dr Gilles Chamberland, psychiatre à l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.

Selon Dr Chamberland, les jurés ont dû penser qu'il fallait une cause extraordinaire, un dérangement, pour ne plus être capable de se contrôler à ce point et poser un geste aussi grave.

Les sept femmes et quatre hommes ont conclu qu'il avait perdu la raison quand il a poignardé Olivier, 5 ans, et Anne-Sophie, 3 ans, à 46 reprises, le soir du 20 février 2009, à Piedmont.

Le juge Marc David a remercié les jurés en leur disant d'être «fiers» de leur verdict, dans une cause qui «touche la corde sensible» de tout le monde et ne «laisse personne indifférent».

En incluant les délibérations des jurés qui furent sélectionnés le 11 avril, le procès et ses 39 témoins entendus aura duré plus de 11 semaines.

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