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Ottawa devra collaborer avec Québec, selon Stéphane Dion

Registre des armes à feu

Le gouvernement Harper doit «coopérer à 100%» avec Québec si la province décide d'aller de l'avant en créant son propre registre des armes d'épaule, estime le député fédéral du Parti libéral, Stéphane Dion.

Lundi, le bureau du ministre canadien de la Sécurité publique Vic Toews a pourtant été sans équivoque: les provinces qui souhaitent maintenir en vie le registre des armes à feu une fois qu'Ottawa l'aura aboli devront recommencer à zéro et assumer la facture. Le gouvernement n'a aucunement l'intention de partager avec les provinces les renseignements contenus dans le registre et évoque pour ce faire, des raisons de «confidentialité».

Selon M. Dion, cette explication n'est pas valable. «Il y a certainement une façon de régler ces problèmes de confidentialité sans claquer la porte à votre partenaire constitutionnel qui dit: Puisque tu ne veux pas prendre ta responsabilité fédérale, moi je vais le faire au provincial», a fait valoir l'ancien ministre libéral canadien des Affaires intergouvernementales.

«Je ne suis pas un technicien de ces questions, mais je suis sûr qu'avec de la bonne volonté, lorsque deux gouvernements décident de travailler ensemble, on transfère l'information dans le respect de la confidentialité», a-t-il ajouté. Il précise que cela s'est fait par exemple avec le Québec dans le cas du dossier du transfert fédéral des compétences en matière de la formation de main-d'oeuvre dans les années 1990.

M. Dion ne croit cependant pas qu'un registre québécois serait aussi efficace que le registre canadien actuellement en place et que promettent d'abolir les conservateurs qui le trouvent inutile et couteux. Le député libéral espère pour sa part que le gouvernement «entende raison» et renonce à l'idée de l'abolir.