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Des avions plus silencieux?

Aéroport de Saint-Hubert

Alexandre Lampron

Grâce à une aide financière de 15 000 $ de Développement aéroport Saint-Hubert de Longueuil (DASH-L), le Centre technologique en aérospatiale (CTA) souhaite mener des études pour favoriser l'utilisation de silencieux pour les petits avions et les aéronefs à l'aéroport de Saint-Hubert.

Joint par Le Courrier du Sud, le directeur général du CTA, Pascal Désilets, a confirmé sa volonté de déposer des documents officiels au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) en vue d'obtenir une subvention du gouvernement du Québec pour compléter l'aide financière que lui a accordée DASH-L.

«L'objectif consistera à prendre le pouls de ce qui est déjà certifié ailleurs dans le monde et à voir comment nous pouvons l'appliquer à nous au niveau de l'aéroport de Saint-Hubert. Cependant, le projet n'a pas encore démarré, car nous attendons d'abord d'avoir une entente sur le financement», a indiqué M. Désilets.

Le CTA est un organisme sans but lucratif qui joue un rôle actif dans le domaine de la recherche et du développement en aéronautique et en aérospatiale et qui apporte un soutien aux PME de ces secteurs.
Selon Pascal Désilets, l'étude en question coûtera moins de 100 000$.

Un premier projet d'étude avait été déposé au printemps, dans le cadre d'un concours du MELS, mais il n'avait pas été retenu.

«Nous nous sommes attardés, au cours des dernières semaines, à revoir les détails du projet pour qu'il soit plus acceptable. Nous nous sommes d'ailleurs équipés d'un important partenaire : l'Université de Sherbrooke», a précisé M. Désilets.

Ce dernier n'a cependant pas voulu s'avancer sur une date, se contentant de préciser qu'aucun dépôt n'est prévu par le CTA «tant et aussi longtemps que le montage financier ne sera pas complété».

La Chaire CRSNG-Industries en acoustique de l'Université de Sherbrooke s'est lancée, en 2009, en quête de l'avion silencieux. Trois professeurs liés à la Faculté de génie, Alain Berry, Noureddine Atalla et Stéphane Moreau, veulent réduire le bruit des aéronefs.

Le Courrier du Sud n'avait toutefois pas été en mesure d'échanger avec l'un d'entre eux en raison des congés pour la saison estivale.

L'institution a précisé par voie de communiqué que l'un des objectifs des titulaires de la Chaire consiste à «développer des connaissances originales et des innovations technologiques afin de réduire le bruit des avions et des hélicoptères, tout en améliorant leur confort acoustique».

De façon plus spécifique, cette Chaire développe des outils qui visent à simuler les phénomènes vibroacoustiques et aéroacoustiques dans les aéronefs, depuis son origine jusqu'à sa perception par l'oreille humaine. Ils fournissent des données sur les sources de bruit, soit les moteurs, la nacelle, le train d'atterrissage, les écoulements d'air et la turbulence.