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Des dangers publics

Comportement des cyclistes

Plusieurs cyclistes prennent des risques, sur la route, mettant, parfois, leur vie en danger. La moitié du temps, ces comportements sont la cause des accidents.

En seulement 30 minutes, la représentante du Journal de Montréal a pu observer pas moins de 51 infractions commises par des cyclistes, à l'intersection des rues Berri et Cherrier, à Montréal. Près de la moitié de ces délits ont été commis par des cyclistes ayant grillé un feu rouge.

Un rapport de l'Institut canadien d'information sur la santé montre, d'ailleurs, que le cyclisme demeure l'activité estivale qui compte le plus grand nombre de blessures, avec 4324 hospitalisations, en 2009-2010, au Canada. Dans la dernière décennie, elles ont été plus courantes chez les jeunes de moins de 20 ans, surtout chez les garçons de 10 à 14 ans.

«Ce qu'on voit le plus souvent, ce sont des cyclistes qui ne s'immobilisent pas aux feux de circulation ou aux arrêts. Il y en a peutêtre trop. Les gens les respectent plus quand il n'y a pas surabondance», croit Marc Jolicoeur, directeur de recherche chez Vélo Québec.

Infractions en hausse

Les comportements délinquants des cyclistes se trouvent parmi les principales causes des collisions ayanentraîné des blessures graves ou des décès. Des automobilistes qui n'ont pas cédé le passage lors d'un virage à une intersection sont aussi à l'origine d'accidents.

Séquelles

Les constats d'infraction remis aux cyclistes par le Service de police de la ville de Montréal sont passés de 3690 à 4899, entre 2009 et 2010. Cela s'explique par la croissance du nombre de cyclistes et des mesures prises par les policiers.

«La responsabilité des accidents est également répartie entre les cyclistes et les automobilistes, mais ce sont presque toujours les cyclistes qui sont blessés», souligne M. Jolicoeur.

La majorité des blessures sont mineures (abrasions, entorses), mais d'autres peuvent être plus graves : commotions cérébrales, fractures... «Dès qu'il y a une blessure, il y a des séquelles potentielles», soutient le Dr Jean-Marc Troquet, chef des urgences du Centre universitaire de santé McGill.

Pour s'en protéger, M. Jolicoeur suggère aux cyclistes de rouler dans les pistes réservées et d'être vigilants sur les grands axes, surtout aux intersections. Dans les petites rues, le cycliste doit gar-der une distance avec les voitures stationnées pour éviter les portières et signaler aux autos qui le suivent qu'elles peuvent le dépasser, le cas échéant.

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