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Mariage pratiquement consommé

CAQ-ADQ

Le mariage de l'ADQ et de la Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ) de François Legault est pratiquement consommé, les préparatifs sont déjà bien avancés, ne reste que le rôle de Gérard Deltell à définir.

«On ne veut pas de deux partis, on veut un seul parti pour ne pas diviser le vote et gagner. On s'entend tous sur le fait qu'un seul véhicule est souhaitable», a déclaré mercredi une source bien au fait des tractations.

Dans les rangs du CAQ, on a déjà exprimé à plusieurs reprises le souhait que soit abandonné le nom Action démocratique du Québec au profit d'une nouvelle bannière, d'une nouvelle marque de commerce, question de ne pas être associé aux échecs du passé.

Ce qui achoppe encore dans les discussions entre l'ADQ et le groupe de François Legault, c'est où atterrira Gérard Deltell, qui a été couronné chef en novembre 2009 à la suite du départ forcé de Gilles Taillon.

Financement de la CAQ

Si la caisse de l'ADQ a connu des jours meilleurs, elle qui traîne une dette d'un peu plus de 700 000 $, la CAQ dispose pour sa part d'un financement déjà très bien organisé.

François Legault compte entre autres sur un ancien ministre péquiste, Jean-François Simard, pour garnir ses coffres.

«Je fais effectivement du financement pour la CAQ et ça va très bien, beaucoup de gens sont intéressés par le mouvement de François Legault», a indiqué M. Simard.

Selon nos informations, l'ancien ministre de l'Environnement du cabinet Landry aurait également approché des personnalités de la région de Québec pour joindre la CAQ et le parti politique qui en découlera.

M. Simard, qui est un des douze signataires du manifeste rendu public par la CAQ en février dernier, a dans son tableau de chasse une victoire à l'investiture péquiste de Montmorency en 1998 contre un certain... Régis Labeaume.

Autre nouveau parti

Par ailleurs, le député Jean-Martin Aussant est à deux doigts d'annoncer la création d'un nouveau parti politique pour offrir une voie aux souverainistes qui, comme lui, sont pressés de faire la souveraineté.

«Il me reste quelques rencontres pour voir les appuis que j'ai, mais quant à moi, il y aura un nouveau parti», a-t-il affirmé. Le nom de parti qu'il souhaitait réserver - Option Québec - était déjà utilisé et n'a pas pu être enregistré auprès du Directeur général des élections.

«Je ne m'en fais pas, j'avais d'autres noms en banque», a-t-il signalé.