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Un investissement de 5 à 7 milliards

Jeux olympiques d’hiver

En se basant sur les Jeux olympiques d'hiver de Turin et de Vancouver, la candidature d'une ville à l'organisation des Jeux doit prévoir un investissement de 5 à 7 milliards $.

Un tel montant couvre toutes les dépenses, ce qui inclut les infrastructures sportives et publiques. Le succès des Jeux dépend ensuite du but recherché par le comité organisateur.

Comparativement, les Jeux de Sarajevo ont coûté 180 millions $, en 1984. Pour Calgary, en 1998, il a fallu investir 630 millions $.

«Le budget du comité organisateur des Jeux de Vancouver s'est élevé à 2 milliards $, mais les partenaires privés ont occupé une partie du terrain [pour les infrastructures], ce qui a fait gonfler la facture totale», explique Sébastien Théberge, conseiller principal de l'agence de communication Octane Stratégies. Cette facture, assumée par tous les niveaux de gouvernement, est estimée entre 6 et 7milliards $.

Les chiffres sont impressionnants, reconnaît Romain Roult, chercheur permanent et administrateur principal au Groupe de recherche sur les espaces festifs de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

M. Roult souligne cependant que la mise rapporte sur le long terme, notamment pour ce qui est des installations permanentes. Le projet d'amphithéâtre de Québec fait partie des actifs encadrés par une candidature olympique.

Cet héritage compte. Mais le vrai succès des Jeux est calculé à partir de l'objectif qu'une ville ou un pays se donne en devenant leur hôte, selon M. Théberge.

Du grand marketing

La facture peut donc grimper rapidement si l'on cherche à donner un spectacle grandiose.

«Les Chinois voulaient être pris au sérieux dans le sport, la qualité de vie et la création d'emplois. Les rumeurs sont à l'effet que la facture s'élève à au moins 30 milliards $», a indiqué M. Théberge.

«Regardez le cas de Sotchi, où l'on dépensera 13 milliards $ pour accueillir les Jeux de 2014, a ajouté Romain Roult. Comme on l'a vu à Beijing, le but est de démontrer que le pays est puissant. À toutes fins pratiques, les Russes développent une nouvelle ville proche du massif montagneux.»

Conséquemment, les gens qui représentent Québec doivent réfléchir à l'héritage qu'ils veulent laisser derrière eux.

«Certaines villes cherchent à se mettre sur la carte, comme Montréal le faisait après la Révolution tranquille.

C'était aussi le cas de Vancouver. D'autres veulent des infrastructures sportives de haute performance, comme c'était le cas à Calgary», a expliqué M. Théberge.

«On augmente de beaucoup ses chances lorsque l'on définit comment on laissera un héritage positif. Car le CIO ne veut pas répéter les erreurs du passé», a-t-il conclu.

 

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