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Le monde des indignés

Le mouvement Occupy Wall Street s'intensifie

Montréal se joint à la pléiade de villes canadiennes où des organisateurs préparent une manifestation contre les dérives du capitalisme.

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Les indignés en images

C'est au Square Victoria que les Montréalais se réuniront samedi avant-midi pour exprimer leurs revendications.

Déjà, vers 10h, plus d'une centaine de manifestants étaient rassemblées. Plusieurs tentes ont été installées au square Victoria. Des discours seront prononcés vers 15 h.

Des manifestants installent des tentes à Montréal­ (Photo: Agence QMI)

Ailleurs au Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Saguenay et Québec devraient elles aussi être le théâtre de manifestations.

Ils joindront leur voix à celle d'autres manifestants canadiens à Toronto Calgary et Vancouver notamment, dans un concert de protestation international. Vers 11h, plus de 500 personnes étaient rassemblées dans le centre-ville de Toronto.

«Je participe à cause des iniquités sociales qui s'agrandissent de plus en plus», explique Francis Dolan du mouvement Occupons Québec. «L'écart entre les riches et les pauvres s'accentue et d'avoir 1 % de la population qui détient 38 % du bien commun, ce n'est pas équitable.»

«Notre occupation est principalement au mouvement de Wall Street, une prise de conscience, de faire participer les gens à la démocratie», ajoute Francis Dolan.

Samedi, des manifestations «d'indignés» sont organisées dans 719 villes de 71 pays, selon le site 15october.net. Déjà, des manifestants se sont rassemblés à Tokyo, Sydney et à Hong Kong.

Photo: Reuters

Photo: Reuters

La naissance du mouvement

Le mouvement, qui a démarré à New York le 17 septembre, dénonce la cupidité de Wall Street et les 1% les plus riches, avec un slogan simple, «nous sommes les 99%».

Les manifestants dénoncent l'avarice de Wall Street et la corruption des 1% les plus riches. Toutefois, les gens n'ont pas encore ciblé leurs revendications précises. «Nous sommes les 99%», «nous avons entamé une discussion indispensable» au pays, expliquent ses membres qui ne se reconnaissent aucun chef de file.

Photo: Reuters

«D'Amérique jusqu'en Asie, d'Afrique à l'Europe, les peuples se lèvent pour revendiquer leurs droits et réclamer une vraie démocratie», expliquele manifeste du 15 octobre. «Les puissances travaillent pour le bénéfice de quelques uns, ignorant la volonté de la grande majorité. Cette situation intolérable doit cesser».

Les «indignés» s'organisent majoritairement à partir des réseaux sociaux pour diffuser leur message contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance.

«Il faut remonter à la crise de 2008, une crise particulièrement dure, particulièrement pour les Américains, qui ont perdu leurs maisons, qui ont été sortis par les banques. Ensuite, on a aidé les banques avec des sommes inimaginables. Maintenant, ces mêmes banques s'octroient des bonus, alors que la situation des Américains ne s'est pas améliorée. (...) Il y a quelque chose de proprement injuste», explique Simon Tremblay-Pépin de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques en entrevue à LCN.

L'incapacité des gouvernements de gérer cette crise financière met des populations entières en jeu, ajoute M. Tremblay-Pépin. Une situation qui est de plus en plus questionnée par les gens à travers le monde.

«Même les gens qui ne sortent pas comment à se poser des questions. Les gens se rassemblent, commencent à discuter pour voir comment faire les choses autrement. Ils se disent : ″les gens de la finance à qui on a fait confiance, finalement, ça n'a pas si bien été que ça. Il faudrait peut-être leur enlever du pouvoir.″»

«On demande : vous occupez quoi? Ils occupent des endroits symboliques de la finance.»

Photo: Reuters

La police se prépare

Le Service de police de Montréal (SPVM) se prépare tant bien que mal à l'événement. Les manifestants appellent aux gens de se rassembler sans violence et de dénoncer les personnes qui tentent de faire du grabuge.

Photo: Reuters

Ian Lafrenière, responsable aux relations médias, indique le mouvement d'occupation est différent d'une manifestation traditionnelle et que rien n'empêche les gens de circuler dans les rues. «Notre objectif n'est pas d'empêcher les gens de s'y trouver (au Square-Victoria), mais bien d'assurer que tout se passe de façon sécuritaire», a indiqué M. Lafrenière.

Photo: Reuters

 

 


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