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On dénonce l'iniquité à travers le Canada

Mouvement des indignés

Comme au Québec, les manifestants d'« Occupons la planète » ont pris les rues d'assaut dans le reste du Canada, samedi, notamment à Toronto, Vancouver, Halifax, Calgary, Winnipeg et Edmonton.

Toronto

Au moins 1500 personnes ont marché dans le quartier des affaires de Toronto, samedi, espérant en voir encore d'autres gonfler leurs rangs et faire d'« Occupons Toronto » la plus importante manifestation dans la Ville Reine depuis celle tenue en marge de la réunion du G20 d'il y a un an.

Le chef intérimaire du Parti libéral, Bob Rae, s'est adressé à la foule massée au parc St. James. « On a la forte impression que l'écart entre les riches et les pauvres grandit, que des gens sont laissés pour compte, a-t-il dit. Nous vivons dans un pays où nous prenons soin les uns des autres [...] Mais présentement, nous ne le faisons pas assez. »

Alors que les organisateurs invitaient les manifestants à scander divers slogans anticapitalistes, les policiers étaient à peine visibles. C'est qu'ils avaient été très critiqués pour leur façon d'intervenir lors du sommet du G20.

Calgary

À Calgary, des centaines de personnes ont convergé vers la partie commerciale du centre-ville en chantant et en scandant des slogans comme «Les gens avant les profits (People before profits)», ou «Les politiques d'entreprise détruisent les gens (Corporate politics eats people)».

Arborant une pancarte sur laquelle était écrit « L'homme n'a pas besoin de la cupidité des entreprises », Michele Ng, une manifestante, a expliqué qu'elle était présente pour exprimer ses inquiétudes sur un gouvernement, qui selon elle, ne mettait pas les priorités au bon endroit.

«Nous voulons rediriger l'action du gouvernement vers les personnes d'abord, a-t-elle dit. Le gouvernement doit faire un meilleur effort dans la redistribution des richesses.»

Ottawa

À Ottawa, environ 500 personnes se sont déplacées dans un parc du centre-ville, dans une atmosphère bon enfant et conviviale. Au programme banjos, flûtes, tambours et des chansons comme «Folsom Prison Blues» de Johny Cash et même la chanson du temps des Fêtes «Jingle Bells».

London

À London, en Ontario, l'exercice était plus modeste : une vingtaine de personnes exprimaient leur mécontentement au parc Victoria. Il faut dire qu'il pleuvait et que plusieurs résidants de l'endroit avaient choisi d'aller manifester à Toronto.

«Il y a quelque chose qui ne va pas dans nos façons de faire des affaires, et l'inégalité sociale et économique est plus importante qu'elle ne l'a été depuis longtemps, a insisté Eric Shepperd, 27 ans, un homme d'affaires. Certaines parties de la ville sont aux prises avec une dépression économique extrême, tandis que d'autres sont extrêmement prospères.»

Winnipeg

À Winnipeg, les manifestants se comptaient par dizaines.

«La fin est proche, à moins qu'on ne fasse des changements MAINTENANT», «Jusqu'à ce que vous vous réveilliez, nous allons nous battre pour vous», «Les gens, pas les profits / Réveille-toi, monde», réclamaient diverses pancartes dans la capitale du Manitoba.


Photo: Agence QMI

Montréal et Québec étaient aussi le théâtre de manifestations contre l'iniquité économique, samedi. De par le monde, environ 1500 manifestations étaient organisées.

Photo; Agence QMI

Plus de 200 «indignés» à Québec

La manifestation pacifique, qui a débuté vers 13h30, a rapidement gagné des participants, ce qu'ont apprécié les premiers arrivés, qui s'affairaient à installer des affiches.

Des gens de tous les horizons sont venus s'exprimer devant la foule pour revendiquer plus d'écoute de la part des gouvernements et une plus juste redistribution de la richesse.

Photo: Agence QMI

«Nous sommes 99% de l'humanité contre 1% de riches», ont fait valoir des manifestants.

Photo: Agence QMI

Au même moment, une centaine de personnes ont réclamé la fin de l'iniquité économique devant l'hôtel de ville de Sherbrooke.

Les manifestants, qui n'y sont restés que quelques heures, ont reconnu avoir eu des problèmes d'organisation, mais ils ont indiqué qu'ils comptent répéter l'expérience au cours des prochaines semaines.

Une quarantaine de personnes ont manifesté au Quartier du Bassin, dans le secteur Chicoutimi, à Saguenay, juste en face de la petite maison blanche qui avait miraculeusement résisté au déluge de juillet 1996. «Nous ne sommes pas vos esclaves», avertissait une pancarte.

Un événement similaire avait aussi lieu au parc Champlain, à Trois-Rivières, où ils étaient quelques dizaines.

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