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Les jeunes loups derrière François Legault

Coalition pour l'avenir du Québec

TVA Nouvelles

Selon un sondage Léger Marketing/Agence QMI, François Legault pourrait bien devenir le prochain premier ministre du Québec.

Sa formation, la Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ), vient à peine d'accéder au rang de parti politique, mais elle fait déjà trembler les autres partis en place à Québec.

Pourtant, bien peu de gens connaissent les membres de l'équipe Legault, et encore moins ceux qui forment ce qu'on appelle sa «garde rapprochée». TVA Nouvelles est allé à leur rencontre afin de découvrir les personnalités qui conseillent dans l'ombre le nouveau chef politique.

Un virage jeunesse

Comme les trois mousquetaires, les proches conseillers de François Legault sont quatre.

Il s'agit de Martin Koskinen, Brigitte Legault, Patrick Lebel et Jean-François Del Torchio.

Martin Koskinen, 38 ans, a travaillé avec François Legault jusqu'à ce que ce dernier quitte le Parti québécois (PQ). C'est un ami proche de l'ancien ministre péquiste depuis 10 ans. Il est aujourd'hui son chef de cabinet et directeur général de la CAQ. De son propre aveu, François Legault lui parle tous les jours et ne prend aucune décision sans lui demander son avis.

Martin Kiskinen. (Photo: TVA Nouvelles)

Brigitte Legault, 31 ans, est arrivée en août dernier. Elle était directrice des activités politiques de Michael Ignatieff au sein du Parti libéral du Canada (PLC). Elle ne connaissait pas du tout François Legault avant de le rencontrer il y a quelques mois. Elle est aujourd'hui directrice des opérations de la CAQ. C'est elle qui a planifié la récente tournée de François Legault à travers le Québec.

Brigitte Legault (TVA Nouvelles)

Jean-François Del Torchio, 30 ans, travaillait aussi pour PLC jusqu'aux élections fédérales du 2 mai dernier. Il est aujourd'hui attaché de presse de la CAQ. C'est lui que vous voyez jouer des coudes avec les journalistes derrière François Legault chaque fois que son chef passe à la télévision.

Jean-François Del Torchio (Photo: TVA Nouvelles)

Patrick Lebel, 35 ans, est un ancien leader étudiant bien connu à l'Université de Montréal. Il a milité au sein du PQ et du Bloc québécois. Aujourd'hui, il est responsable de la logistique et de l'organisation de la CAQ. C'est lui qui s'occupe de trier les demandes de candidatures, apparemment nombreuses, qui s'empilent sur le bureau de François Legault.

Patrick Lebel (Photo: TVA Nouvelles)

Une première chose saute aux yeux en les voyant : leur âge. Les quatre proches collaborateurs de François Legault sont tous âgés d'une trentaine d'années. Le plus jeune a à peine 30 ans, le plus vieux, pas encore 40. Une moyenne très jeune si on les compare aux organisateurs des autres partis. Mais, selon eux, c'est loin d'être un handicap.s«Au Parti québécois et au Bloc, c'est sûr que les organisateurs étaient plus âgés», explique Patrick Lebel. «Au Parti libéral, j'étais vraiment dans la minorité, renchérit Brigitte Legault. Mais on a fait nos dents, il y en a d'autres qui nous ont appris. On a été «mentorés». Maintenant c'est à notre tour d'essayer de percer, de faire notre marque», ajoute la nouvelle directrice des opérations de la CAQ.

Souveraino-fédéralistes

La deuxième chose qui frappe, c'est la diversité de leur expérience politique. Martin Koskinen, comme Patrick Lebel, est issu des rangs du Parti québécois. Alors que Brigitte Legault et Jean-François Del Torchio ont tous les deux milité au sein du Parti libéral du Canada.

Photo: TVA Nouvelle

Des positions irréconciliables, pourrait-on croire? Pas si l'on en croit les principaux intéressés. Patrick Lebel est même convaincu que ce sont ces divergences de points de vue qui rendent les positions de la CAQ intéressantes. «Il y a quelque chose de «trippant» à ce que des cultures politiques différentes travaillent ensemble. Il y a vraiment de bonnes idées qui sont surgies de ça et qui n'existent nulle part ailleurs », explique le recruteur en chef de la CAQ.

Bien sûr, les quatre conseillers sont inconnus du grand public, mais les choses pourraient rapidement changer. Si les sondages se vérifient, ils pourraient en effet jouer un rôle de premier plan dans un futur gouvernement de François Legault.

En attendant, malgré un héritage politique très varié et des méthodes de travail très différentes, ils n'ont qu'un objectif : faire connaître les positions de la CAQ et l'aider à prendre en main les destinées du Québec.