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Hydro-Québec accepte le refus de certains citoyens

Compteur «intelligent»

L'opposition contre les compteurs «intelligents» se confirme, alors que des abonnés refusent de faire partie du projet-pilote d'Hydro-Québec.

«Je veux d'abord être rassurée. Présentement, je ne le suis pas du tout», affirme Marie- Michelle Poisson, résidante du quartier Villeray.

Le 17 novembre dernier, cette abonnée a reçu une lettre d'Hydro-Québec qui l'informait que son compteur mécanique serait bientôt remplacé. Sa résidence a été choisie pour le projet-pilote sur les compteurs «intelligents», qui veut tester la technologie de lecture à distance dans trois régions du Québec.

«Ce qui m'inquiète le plus, ce sont les risques sur la santé, explique-t-elle. Plus je fais des recherches, et plus je me pose des questions. Il n'y a rien de rassurant.»

Impacts sur la santé?

Les opposants aux compteurs de nouvelle génération prétendent entre autres que la transmission des données par des ondes peut avoir un impact sur la santé des individus, au même titre que les ondes de téléphonie cellulaire.

«Il y a huit compteurs autour de ma maison, raconte Mme Poisson. Ça commence à faire beaucoup d'ondes.»

En Californie, aux États-Unis, la grogne des abonnés contre les compteurs intelligents a récemment forcé la compagnie d'électricité PG&E à accepter que ceux-ci puissent conserver leur compteur mécanique.

De son côté, Hydro-Québec assure que les nouveaux compteurs «ne présentent aucun risque» et sont conformes aux normes de Santé Canada et d'Industrie Canada.

Déjà une dizaine d'abonnés ont refusé de faire partie du projet-pilote. Pour le moment, la société d'État accepte leur refus jusqu'à ce que la Régie de l'énergie tranche le débat.

Des audiences publiques seront tenues à ce sujet, au cours des prochains mois.