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1 500 $ par soir pour «Daddy's boy»

«Mon père est riche en ..»

Après la tournée des bars, voilà maintenant que Jonathan Montalvo entend lancer une gamme de chandails et une chanson reprenant sa mésaventure sur le Web.

Le jeune homme de 20 ans a beaucoup fait parler de lui en décembre. Une vidéo le montrant saoul, répétant que son «père est riche en tabarnak», a enregistré près de 595 000 vues sur YouTube.

D'abord gêné, il a décidé de tirer profit de la situation. Il s'est doté d'un agent, d'un nom «d'artiste», Daddy's boy, et il a amorcé une tournée des bars. Ils paient 1 500 $ pour sa présence, le temps d'une soirée.

«J'ai voulu sortir la tête haute de la situation», mentionne-t-il.

Surfant sur la vague, il lancera le 13 janvier une gamme de chandails reprenant des phrases de la vidéo. Une chanson, endisquée en trois versions, sera entendue pour la première fois demain au club Laboom, à Montréal, où Jonathan sera présent.

Un pourcentage des recettes sera versé à un organisme de lutte contre la pauvreté.

D'autres ont déjà tenté de profiter du succès de la vidéo. De nombreuses chansons Mon père est riche ont envahi le Web et on peut également se procurer des t-shirts en ligne.

Un travail à temps plein

«J'ai hâte de sortir dans les clubs et de danser sur ma chanson», confie celui qui dit s'investir dans cette aventure comme s'il s'agissait d'un travail.

Cet étudiant au cégep n'exclut pas en profiter pour lancer une carrière dans la musique ou une autre branche.

«Si nous avons une bonne réponse du public, nous ferons peut-être une autre chanson, souligne Abbas Sharif, son agent. Pour la tournée et les chandails, rien n'empêche de faire une saison 2. J'ai déjà le concept dans ma tête : ma mère est pauvre...»

Une mode éphémère ?

Jonathan n'a pas peur que cet engouement s'éteigne aussi rapidement qu'il est né.

«J'espère que les gens vont accrocher, vont en demander plus. Je leur donne ce qu'ils veulent, croit-il. Ils viennent dans les bars parce que ça les intéresse.»

Malgré des craintes au départ, il estime que les gens ne se présentent pas à ces soirées pour continuer à rire de lui, mais bien parce qu'ils veulent fêter avec lui.

«Les gens sont fins. Ils viennent me voir, me serrent la main, prennent des photos, me disent que je suis drôle», explique-t-il.