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Un puits à ciel ouvert inquiète

Marie-Pier Cloutier

Un puits à ciel ouvert à Yamachiche, en Mauricie, est en constante activité depuis près de 20 ans, ce qui inquiète le propriétaire d'un terrain, Franco Laflamme, qui ne tond même plus la pelouse à proximité parce qu'il craint pour sa vie.

M. Laflamme affirme que le bouillonnement est présent jusque dans son jardin et qu'il trouve même des plaques de goudron sur son terrain:

«J'ai déjà vu une grosse roche y tomber j'ai peur moi aussi d'y glisser», à confié le propriétaire.

M. Laflamme dit en savoir peu sur la compagnie ou l'occupant qui a abandonné le puits. Des spécialistes lui auraient toutefois conseillé de ne pas trop s'y aventurer:

«Ça peut sauter», lui aurait même prévenu un employé d'une compagnie gazière.

Près de 600 puits de gaz naturel, de pétrole ou encore de saumure ont été abandonnés par les gazières du Québec. Ils sont maintenant sous la responsabilité de l'État.

De ce nombre, deux se trouvent dans la région de Mauricie/Centre-du-Québec. Le sol est particulièrement riche en gaz naturel et en pétrole, dans ce secteur.

Dans les années 1970, la SOQUIP a foré un puits à Sainte-Françoise. Quarante ans plus tard, il est possible de rallumer la flamme sans aucune contrainte.

«Nous on voit ça du bon côté et on s'en sert de feu de joie lors de nos activités», a affirmé Mario Lyonais, le maire de la municipalité.

Au ministère des Ressources naturelles, on affirme que ces anciens forages ne représentent aucun danger et que la responsabilité pour les fermer incombe au propriétaire.