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Un Québécois tombe sous les balles d'un tireur

Drame en Floride

Ovila Plante se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment.

L'homme âgé de 76 ans, originaire de La Tuque, a été abattu froidement par un pur inconnu, jeudi soir, dans un camping de Deerfield Beach, en Floride.

C'est vers 18h30, hier, que le suspect, William de Jesus, âgé de 41 ans (photo plus bas), aurait fait irruption sur le site de camping Highland Woods en compagnie de sa femme Deanna De Jesus, 37 ans, et de ses deux fils Samson, 7 ans et Jeshiah, 9 ans. Il se serait ensuite introduit dans le motorisé d'Ovila Plante et de sa conjointe, Pierrette Beauchemin, 71 ans qui, elle est originaire d'Acton Vale.

Selon Robert Beauchemin, le beau-fils de la victime, le couple de septuagénaires s'adonnait souvent à des jeux de poker en ligne en fin de soirée et ils laissent la lumière et les rideaux de leur motorisé ouverts, contrairement aux autres résidants du camping.

«L'homme était en crise et cherchait un cellulaire pour contacter le 9-1-1. Il est entré dans le premier motorisé qu'il a vu. Celui de ma mère se trouve sur l'allée principale du camping», a expliqué M. Beauchemin, en entrevue téléphonique.

Prise d'otage

Une fois à l'intérieur, De Jesus aurait menacé M. Plante et Mme Beauchemin avec une arme à feu. L'homme de 76 ans aurait alors poussé le suspect à l'extérieur du motorisé et c'est à ce moment que De Jesus a fait feu sur lui et l'a atteint d'une première balle à l'abdomen.

M. Plante s'est alors effondré au sol et le suspect l'a atteint d'une seconde balle à la tête. De Jesus est ensuite entré de nouveau dans le motorisé et a pris en otage sa propre famille ainsi que Mme Beauchemin, dans la minuscule salle de bain.

Une heure plus tard, l'homme aurait ordonné à sa femme Deanna d'aller chercher des couteaux dans la cuisine. Il est ensuite sorti des toilettes et a amené Mme Beauchemin dans la chambre à coucher, sous la pointe de l'arme à feu.

«L'un des deux enfants du suspect est sorti des toilettes afin de supplier son père de ne pas faire de mal à personne», a expliqué M. Beauchemin.

Profitant d'un moment d'inattention de la part du fou furieux, Pierrette Beauchemin a pris la fuite et a réussi à s'évader. Par la suite, le suspect a gardé sa famille en otage durant plusieurs heures dans le motorisé du couple. Il a finalement poignardé sa femme ainsi que ses deux fils avant de s'enlever la vie.

Innocentes victimes

«Ce gars-là (Ovila), je le considérais comme mon deuxième père. C'était un bon gars, un vrai de vrai», a dit Robert Beauchemin, dont le père est décédé il y a 20 ans de cela.

Sa mère et son conjoint, Ovila Plante, fréquentaient ce terrain de camping durant l'hiver depuis trois ans déjà. «C'était des bons vivants. Avec Ovila, ma mère avait trouvé le bonheur», a ajouté M. Beauchemin.

Toujours selon son fils, Mme Beauchemin est une femme d'une résilience hors du commun bien qu'elle soit extrêmement traumatisée à la suite des récents événements. «On voit constamment des nouvelles et on pense toujours que ça ne peut pas nous toucher, que ça arrive juste aux autres», a ajouté M. Beauchemin, également sous le choc.

Selon ce qu'il nous a indiqué, sa mère et sa sœur Johanne, âgée de 48 ans, qui réside elle-même aux États-Unis depuis près de 15 ans, rentreront prochainement au pays.

La femme du suspect, Deanna De Jesus, reposait toujours entre la vie et la mort vendredi, alors que son fils aîné Jeshiah, 9 ans, est décédé des suites de ses blessures. De son côté, Samson, 7 ans, est toujours hospitalisé.

Certains témoignages ont laissé croire vendredi avant-midi qu'il y avait un lien de parenté entre le tireur et le couple propriétaire du véhicule récréatif où s'est déroulé le drame. Ces informations étaient cependant erronées.

Un «petit Québec»

Ce parc de maisons mobiles, où règne habituellement le calme, est très prisé des Snowbirds. Des 300 places disponibles, 95% de celles-ci sont louées par des Québécois.

Au lendemain de la fusillade, de nombreuses personnes qui y habitent souhaitent quitter le plus rapidement possible, alors que d'autres jugent que le drame est un évènement isolé. Ce matin, de nombreux curieux et journalistes étaient sur les lieux.

Jean-Marc Parent ébranlé

L'humoriste Jean-Marc Parent en vacances dans un camping situé non loin du lieu du drame est sous le choc.

Bien qu'il ne connaisse pas les gens impliqués, un tel drame et la perte d'un enfant ne le laisse pas indifférent.

Voici les messages qu'il a envoyé sur Twitter.

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