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L'oncle accusé de meurtres prémédités

Une grand-mère et ses deux petites-filles tuées

Pascal Morin, âgé de 35 ans, a été formellement accusé de trois meurtres prémédités, samedi après-midi, en lien avec la mort d'une femme de 71 ans et de ses deux petites-filles à Saint-Romain, en Estrie.

Les corps de deux fillettes et de celui de la femme ont été retrouvés sans vie dans une résidence de la route Dostie, à Saint-Romain, en Estrie, vendredi.

Les victimes seraient Juliette Fillion, 8 ans et Laurence Fillion, 10 ans. La troisième victime est leur grand-mère maternelle, Ginette Roy-Morin. L'Agence QMI a appris que la dame était une enseignante à la retraite, veuve depuis quelques années.

Les deux jeunes victimes. (Photo: Courtoisie)

Ginette Roy Morin, la dame de 70 ans, serait une enseignante à la retraite âgée et veuve qui demeurait dans cette résidence avec son fils, a mentionné Louis-Denis Jacques, un citoyen du village.

En entrevue à LCN, la porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Martine Asselin, a confirmé qu'il s'agissait bien de trois meurtres et qu'aucune arme à feu n'avait été utilisée lors des évènements.

La mère des enfants étaient en vacances au Mexique lorsqu'elle a appris la tragique nouvelle, samedi vers 2h. Elle a atterri au Canada dans l'après-midi, avant de prendre la route vers Saint-Romain, escortée par les policiers de la SQ.

Le maire, M. Fillion, a demandé qu'une partie du rang 5, où il habite, soit fermé à la circulation, pour éviter une circulation accrue. Le père serait complètement abasourdi par cette tragédie. Il aurait parlé à ses filles, pour la dernière fois, vendredi en après-midi, mais n'était pas sur place lors du drame.

Photo: Agence QMI

Photo: Agence QMI

Un suspect arrêté

Louis-Philippe Ruel, porte-parole de la SQ, avait confirmé en début de matinée qu'un homme de 35 ans avait été interpellé sur place vendredi soir et qu'il avait été rencontré par les enquêteurs. Cet homme ne serait pas le père des enfants, avaient précisé les autorités, mais le fils de la dame qui a été tuée (et donc l'oncle des petites-filles).

Avant sa comparution par voie téléphonique samedi après-midi, le suspect était maintenu en garde à vue au quartier général de la SQ, à Sherbrooke. Il ne devait pas être immédiatement transféré à la prison Talbot, car on y manquait de place, selon la SQ.

Photo: Agence QMI

Un large périmètre de sécurité a été établi par les policiers qui ont passé la nuit sur la scène du crime. «Nous avons procédé à une analyse exhaustive de la scène. Les enquêteurs des crimes contre la personne et le service d'identité judiciaire ont procédé aux prélèvements et aux photographies nécessaires aux fins d'enquête» a indiqué le sergent Ruel de la SQ.

Les corps des victimes ont été sortis de la résidence en milieu de journée samedi. Des autopsies seront pratiquées dans les heures ou les jours à venir.

Photo: Agence QMI

Photo: Agence QMI

Photo: Agence QMI

C'est à la suite d'un appel d'urgence reçu vers 18 h vendredi que la SQ s'est rendue sur les lieux.

Selon de proches des victimes, l'homme arrêté souffrirait de problèmes de santé mentale et possiblement de consommation.

Un village sous le choc

Dans le petit village de 650 habitants, l'inquiétude était palpable alors que plusieurs rumeurs circulaient à une vitesse folle. «Il y a beaucoup de va-et-vient dans le village», a indiqué à l'Agence QMI une résidante de Saint-Romain, un village situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Thetford Mines.

Les habitants de la municipalité sont en deuil. «Je ne comprends pas», a dit Stéphanie Gérard, venue porter un ours en peluche et un message de solidarité devant la résidence où se sont déroulés les tragiques événements.

Photo: Agence QMI

Elle a dû rebrousser chemin en raison du vaste périmètre de sécurité établi par SQ.

Mme Gérard ne voulait plus que le principal suspect dans cette affaire vienne chez elle depuis l'automne dernier. La dame, qui connaissait bien l'homme âgé de 35 ans, craignait son comportement en raison de ses problèmes de santé mentale, a-t-elle confié.

«Je trouve ça déplorable qu'on touche à des enfants. C'est impensable. Ce sont des anges. Ça pogne au cœur», a dit Denis Lapierre, proche des victimes.

«On l'a ben connu. Ça secoue notre petite paroisse. On se connait tous. C'est vraiment touchant», a dit un voisin.

Les deux filles fréquentaient une école à Saint-Sébastien, le village voisin. Le directeur général de la commission scolaire a indiqué que des mesures seront prises pour aider les jeunes à vivre ce deuil difficile. Des psychologues se rendront d'ailleurs à l'école, lundi.

La mairesse de Saint-Sébastien, Marie-Douce Morin, a également ouvert la salle du conseil municipal afin que les citoyens puissent venir s'y recueillir. «Je suis sans mots, c'est un drame horrible qui vient de se produire dans notre petite paroisse», a-t-elle dit.

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