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L'Université Laval donne le ton

Grèves étudiantes

Deux associations étudiantes de l'Université Laval ont entamé une grève illimitée ce lundi à 00 h 01 afin de protester contre la hausse des frais de scolarité prévue par le gouvernement.

«Le budget 2011-2012 du gouvernement du Québec inclut un nouveau plan de financement des universités impliquant une hausse des frais de scolarité de 325 $ par an pendant cinq ans, ce qui se traduira par une augmentation totale de la facture annuelle de 1625 $ en 2016-2017», peut-on lire dans un communiqué de presse de l'Association des chercheuses et chercheurs étudiants en sociologie (ACCES) et le Mouvement des étudiants et étudiantes en service social de l'Université Laval (MESSUL).

«Pleinement conscients du coût d'un système d'éducation de qualité, nous rejetons cependant la voie proposée par le gouvernement pour son financement. Contraire à notre vision de ce que doit être le projet de société québécois, cette stratégie est le produit d'un choix idéologique qui s'inscrit dans la logique inégalitaire de l'utilisateur-payeur et qui rabaisse l'éducation au rang de marchandise. D'autres solutions existent et il est de notre devoir de les appliquer.»

L'ACCES représente 99 membres poursuivant des études aux cycles supérieurs en sociologie à l'Université Laval alors que le MESSUL représente 450 membres poursuivant des études de premier cycle en service social à l'Université Laval.

Plusieurs autres associations étudiantes, représentant près de 20 000 membres, ont aussi voté pour des mandats de grève à l'échelle de la province et attendent le signal pour les déclencher.

Fondée en décembre dernier, la Coalition large de l'ASSÉ (CLASSE) s'était donnée comme objectif d'atteindre le plancher de 20 000 étudiants et étudiantes pour déclencher une grève générale illimitée étudiante. L'objectif est de dénoncer la hausse des frais de scolarité.

Or, 18 associations étudiantes de cinq campus universitaires ont adopté des mandats de grève illimitée au cours des dernières semaines. Selon la coalition, près de 20 260 étudiants sont déjà pris position.

À l'UQAM, l'Association facultaire des étudiants en Arts (AFÉA) a convoqué lundi une assemblée générale au cours de laquelle l'atteinte du plancher sera constatée et la grève déclenchée le jour même. Il sera également de la définition des paramètres de la grève : fréquence de la reconduction et le maintien de certains cours.

L'association facultaire étudiante de science politique et droit (AFESPED) a convoqué également ses membres lundi et ils devront voter sur une proposition de déclenchement mardi.

De plus, la Coalition large de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante a convoqué mardi les représentants des médias pour annoncer la suite de son plan d'action.
D'autres votes auront lieu dès lundi et tout au long du mois de février pour empêcher la hausse graduelle des frais de scolarité de 325 $ par année, jusqu'à concurrence de 1625 $ sur cinq ans, adoptée par le gouvernement Charest.

La CLASSE dit représenter plus de 60 000 étudiants collégiaux et universitaires.
Par ailleurs, les membres de deux grandes fédérations étudiantes québécoises ont entériné en janvier dernier la possibilité de déclencher une grève générale.

Les étudiants de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont aussi appelé les étudiants et leurs proches à une manifestation nationale le 22 mars prochain à Montréal.