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La Ville passera en cour

Pavillon du 1420 boulevard Mont-Royal

La Ville de Montréal devra défendre sa gestion du dossier de l'ancienne maison mère des Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie devant la Cour supérieure du Québec, mardi et mercredi.

Le Rassemblement pour la sauvegarde du 1420 boulevard Mont-Royal intente une poursuite contre l'administration Tremblay et l'accuse d'avoir changé de façon illégale le zonage de l'ancienne maison mère des Sœurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, désormais propriété de l'Université de Montréal.

Selon le regroupement composé de professeurs de l'UdeM, la Ville ne pouvait pas modifier le zonage et le plan d'urbanisme régissant le bâtiment à vocation institutionnelle sans passer par un référendum.

«La Ville a procédé à un tour de passe-passe en utilisant des méthodes douteuses afin d'éviter un référendum, a affirmé Pierre Labelle, président du Rassemblement. Elle a fait adopter un règlement en août 2010 pour contourner un processus démocratique et c'est ce que nous avons l'intention de contester devant la Cour supérieure.»

La Ville exigeait qu'au moins 224 citoyens du secteur signent un registre pour que le référendum ait lieu. Au total, 278 personnes ont demandé que le processus voie le jour.

Cependant, citant la Charte de la Ville de Montréal, l'administration a annulé le référendum prévu le 14 octobre 2011, selon ce que rapporte M. Labelle.

De son côté, la Ville a fait savoir que ses avocats feront la démonstration que «le processus d'adoption de ce règlement est tout à fait conforme à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme et à la Charte de la Ville de Montréal.»

Une vente contestée

L'affaire du 1420 boulevard Mont-Royal a commencé à faire des remous en 2007, alors que le recteur de l'UdeM Guy Breton, à l'époque vice-recteur, avait annoncé que le bâtiment serait mis en vente par l'université.

À la suite d'un appel d'offres, la proposition du groupe immobilier Catania de racheter l'immeuble pour environ 21 millions$ avait été retenue par l'UdeM.

Cette vente se ferait aux dépens des contribuables, selon M. Labelle. «L'université avait acheté en 2003 le bâtiment pour 15 millions$ et elle y a investi près de 20 millions$ en rénovations, a-t-il souligné. Je trouve révoltant que l'on utilise l'argent des Québécois pour vendre à rabais un édifice patrimonial au profit du privé.»

L'UdeM défend cette revente en soutenant que les coûts d'entretien et de restauration ont explosé depuis l'acquisition du pavillon, faisant passer l'évaluation totale du projet de 50 millions$ à 150 millions$.

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