Les possibilités d'une grève dans les cégeps et universités du Québec créent visiblement beaucoup de remous entre partisans du oui ou du non.
Cette semaine, à l'Université de Montréal, une étudiante contre la grève se disait victime de menaces. La même situation se serait produite au Cégep de Jonquière, mais cette fois à l'endroit d'une étudiante en faveur de la grève.
Kim Samson est présidente de l'Association étudiante du Cégep de Jonquière. Elle ne s'est jamais caché d'être en faveur de la grève. Cependant, elle assure s'être toujours fait un devoir de représenter tous ses membres et de ne forcer personne à penser comme elle.
Mais en janvier dernier, quelques heures après une assemblée générale où il avait été question de ce dossier, elle aurait reçu un appel anonyme d'un homme sur son cellulaire.
«Il m'a traité de sale communiste de gauche, de fille qui veut retarder les études des autres en faisant la grève. Il a ajouté tu devrais mourir, je vais te tuer.»
Prise de panique, elle a informé les policiers mais refusé de porter plainte de crainte d'envenimer la situation. Elle affirme qu'elle le fera si jamais la situation se reproduit.
Cet appel a cependant changé ses habitudes. «J'habite seule, mais depuis, il y a toujours quelqu'un qui dort chez moi. Quand je sors, je prends un taxi pour rentrer. Je ne marche pas seule», explique Kim Samson.
Pour ou contre la grève
Les étudiants du cégep de Jonquière avaient jusqu'à 17 h pour se prononcer pour ou contre la grève. Quelle que soit la décision, Kim Samson espère qu'il n'y aura pas de débordement. «Il faut se contenir. La démocratie va parler, peu importe le résultat», dit-elle.