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Le blocus des bureaux administratifs est levé

Université Laval

Au moment où l'Université du Québec à Montréal a choisi de fermer certains de ses pavillons pour éviter une action étudiante en plein cœur du campus, à Québec, une soixantaine d'étudiants ont bloqué durant quatre heures et demie, ce matin, l'accès à la Tour des sciences de l'éducation.

Dès 7h, une soixantaine d'étudiants se sont regroupés à l'extérieur et à l'intérieur de l'immeuble, qui abrite également les bureaux du recteur de l'Université, Denis Brière.

Le tout s'est déroulé dans le calme et le blocus s'est prolongé jusqu'à ce que les policiers viennent demander aux étudiants de quitter les lieux, vers 11h30, ce qui s'est fait sans heurt. Les autorités ont choisi de respecter le blocus imposé par les membres de l'ASSÉ.

(Photo Agence QMI)

«La gouvernance de M. Brière et la hausse des frais de scolarité choquent les étudiants. C'est parce qu'il endosse la hausse, en tant que président de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), que nous choisissons ses bureaux comme cible», a déclaré Marie Christine Trottier, porte-parole du Front régional des Associations étudiantes à Québec de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (FRAQ-ASSÉ).

Selon elle, les étudiants voulaient à la fois protester contre la hausse des frais de scolarité et contre la hausse du salaire du recteur.

«La mauvaise gestion des finances, ça passe par plein d'exemples dont, justement, celui de la hausse du salaire du recteur, On parle d'une augmentation de 100 000 $, au cours de la dernière annnée. On trouve ça inacceptable», a ajouté Mme Trottier.

Environ 3000 étudiants de l'Université Laval sont présentement en grève pour protester contre la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement Charest. C'est une des premières manifestations étudiantes à se tenir à l'Université Laval depuis les votes de grève.

(Photo Agence QMI)


Manifestation pacifique

Les manifestants n'ont offert aucune résistance aux policiers du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) et ils ont quitté les lieux dès que l'avis d'éviction leur a été communiqué par un responsable de l'Université Laval.

Les policiers ont ensuite fait le tour de l'établissement afin de s'assurer que tous avaient quitté l'édifice. Les employés, relégués au trottoir depuis le début de la matinée, ont ensuite pu commencer leur journée de travail.

Le SPVQ se dit satisfait du déroulement de la manifestation. Le corps policier avait dépêché une partie de l'unité antiémeute et du contrôle de foule et les agents avaient encerclé l'édifice. «Il n'y a pas eu d'arrestation et seulement trois constats d'émis, soit deux pour entrave et un pour avoir insulté un policier», a confirmé Catherine Viel, porte-parole du SPVQ.

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