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Les automobilistes pris en otage

Des manifestants au poste de police

Voyez les images aériennes captées par l'hélicotpère TVA

Des manifestants, appartenant visiblement au mouvement étudiant, ont bloqué mardi matin tous les accès au pont Champlain sur la Rive-Sud de Montréal, ce qui cause d'immenses problèmes de circulation.

Le cauchemar sur l'autoroute 10 en images

Une centaine d'étudiants sont arrivés par autobus vers 7h30 et ont bloqué le pont Champlain, la sortie 132 et l'autoroute 10 en direction Est. Des blocs de béton ont été installés. La plupart des manifestants étaient cagoulés.

(Photo Maxime Landry TVA Nouvelles)

Des membres de l'unité d'urgence de la SQ étaient sur place, mais ne sont pas intervenus.

Peu avant 8h30, lorsque les autorités semblaient sur le point d'intervenir, les manifestants ont cessé leur action en quittant par un quartier résidentiel.

Autobus escorté par la police

«À Longueuil, la police a procédé à l'interpellation d'étudiants à bord d'autobus scolaires. Les policiers les ont encerclés.  Il faut s'assurer que ce sont les mêmes étudiants que ceux qui étaient sur le pont, et s'ils sont formellement identifiés, il pourrait y avoir des accusations», a expliqué le lieutenant Michel Brunet de la SQ à Claude Poirier.

(Photo Agence QMI)

Deux autobus scolaires, où prenaient place environ 80 personnes, ont ensuite été escortés par des voitures de police jusqu'à un poste de police de Candiac. Ils sont identifiés un par un.

Michel Brunet a indiqué par la suite, en entrevue lors de l'émission Le Vrai négociateur, que les étudiants qui ont pris part à la manifestation devraient recevoir une contravention de 350 dollars, plus les frais de 144 dollars, pour avoir contrevenu au Code de la sécurité routière.

(Photo: Maxime Landry, TVA Nouvelles)

«On ne peut tolérer que ces personnes puissent entraver la circulation comme ça, à tout moment, et exposer autant leurs vies et celles des usagers de la route», a conclu le porte-parole.

Frustration des automobilistes

Le policier a dit comprendre la frustration des automobilistes qui voulaient emprunter le pont Champlain, mardi matin, mais assure que l'intervention de la SQ a été rapide.

«Quand on a su qu'il y avait des étudiants qui bloquaient le pont, on s'est rendu immédiatement sur place et on a demandé de l'aide à nos partenaires, notamment la police de Longueuil», a assuré M. Brunet.

Le lieutenant avance que la sécurité autant des automobilistes que des étudiants «qui sont à pied sur des voies rapides» est cruciale dans ce genre d'intervention.

«Il y a toujours une question de sécurité là-dedans, et on voulait éviter qu'ils [les étudiants] grimpent sur le tablier du pont et qu'ils bloquent l'autre voie», a ajouté Michel Brunet.

(Photo Agence QMI)

La FEUQ et la FECQ réagissent

En entrevue ce matin sur les ondes de LCN, Martine Desjardins, présidente de la FEUQ, a dit ne pas savoir quel groupe était à l'origine de cette initiative.

«Pour nous, le but n'est pas de bloquer quoi que ce soit», a dit la présidente de la FEUQ. «Nous, on avait une bannière devant le pont Jacques-Cartier pour informer, et non pour bloquer», a-t-elle ajouté.

Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ, lui aussi en entrevue sur les ondes de LCN, a soutenu ignorer qui est à l'origine de cette initiative.

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