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L'appel au calme doit venir de Mme Beauchamp

Gabriel Nadeau-Dubois à Denis Lévesque

Lors d'un débat houleux à l'émission de Denis Lévesque, Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSE a affronté Christian Dufour, enseignant à l'ÉNAP et chroniqueur au Journal de Montréal.

Christian Dufour a questionné à plusieurs reprises le porte-parole de la CLASSE à savoir pourquoi son association n'a pas encore dénoncé les actes de violence et de vandalisme. «Il ne faut pas prendre les gens pour des innocents. Il y a eu une série d'incidents de vandalisme. Si on apprenait qu'il y avait un mort et des blessés, vous attendriez avant de consulter vos membres?»

«On se dissocie de certains gestes, mais pas de les condamner. Nous maintiendrons cette position. Ce sont les étudiants qui contrôlent ce mouvement», a répliqué Gabriel Nadeau-Dubois, ajoutant qu'il ne veut pas parler d'incidents au conditionnel. Il affirme que si les étudiants réclament que la CLASSE condamne les incidents de violence, il le ferait.

«Discours de batteur de femmes»

Le débat s'est rapidement échauffé après que Christian Dufour ait qualifié le propos de Gabriel Nadeau-Dubois de «discours d'abuseur, de batteur de femmes.» «Vous dites que les abus qu'il y a eu, c'est parce que le gouvernement n'a pas écouté les étudiants», a lancé Christian Dufour.

Gabriel Nadeau-Dubois a alors dénoncé les «accusations graves» lancées par M. Dufour. «Vous centrez le débat sur moi. Mon rôle est marginal. (...) Dans un mouvement social, ce qui est important est ce que les grévistes font et non ce que le porte-parole dit.»

M. Dufour a rappelé au porte-parole de la CLASSE que le mouvement commence à irriter les Québécois. «J'ai eu de la sympathie, notre cœur était avec vous autres. Maintenant, les gens en ont ras le bol de votre petit discours. (...) Votre responsabilité est à l'égard de la société québécoise. Où les menez-vous les étudiants?»

Gabriel Nadeau-Dubois estime que le gouvernement a empiré la situation en refusant de dialoguer. «La situation actuelle était prévisible; aucun groupe dans la société n'accepterait d'être traité comme les étudiants sont traités. Quel groupe dans la société ferait la grève pendant neuf semaines et n'aurait même pas une rencontre de dialogue?»

Il voudrait, entre autres, discuter de la gestion des finances des institutions, du salaire des cadres et des recteurs et de la mauvaise gestion des fonds publics. «Les gens veulent savoir ce qui se passe avec leurs impôts. Est-ce qu'on finance les universités ou on paie des bonus?» demande Gabriel Nadeau-Dubois.

Le porte-parole estime que «le seul appel au calme, ce n'est pas moi qui peux le faire, c'est Mme Beauchamp qui peut le faire en acceptant de dialoguer avec l'ensemble des étudiants.»

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