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Aussant veut une commission parlementaire d'urgence

Grève étudiante

Le député de Nicolet-Yamaska et chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, appelle ses collègues à appuyer la mise sur pied d'une commission parlementaire d'urgence pour résoudre le conflit entre le gouvernement libéral et les étudiants.

Selon le député, le contexte actuel exige que l'Assemblée nationale instaure de façon urgente une commission parlementaire non partisane qui réunira toutes les formations politiques représentées au Parlement, les principales associations étudiantes et tout organisme ou personne qui désirera se faire entendre dans le cadre de travaux de la commission.

«Il faut absolument tenir un débat de société sur la valeur de l'éducation, l'accessibilité aux études, la gestion des universités et les frais de scolarité au Québec», croit-il.

Le chef d'Option nationale s'est prononcé pour l'instauration de la gratuité scolaire balisée jusqu'au doctorat. «Les nombreux pays qui ont mis en place la gratuité scolaire ne l'ont pas regretté. On se rend compte que les gens acquièrent en moyenne une formation plus poussée, quel que soit leur domaine. Ils obtiennent généralement des salaires plus élevés en intégrant le marché du travail et, par conséquent, paient davantage d'impôts. Ces impôts supplémentaires couvrent la gratuité scolaire et plus encore. Je déplore le fait que le gouvernement libéral, qui se dit le gouvernement de l'économie, n'ait même pas daigné faire une étude économique sur l'impact de sa décision de hausser les frais de scolarité plutôt que d'instaurer la gratuité scolaire», a ajouté l'économiste de formation.

Motion

Par ailleurs, le porte-parole de la Coalition Avenir Québec (CAQ) en matière d'éducation et député de La Peltrie, Éric Caire, a invité les parlementaires à se prononcer sur une motion demandant au gouvernement de faire respecter les injonctions des tribunaux afin de permettre aux étudiants d'assister à leurs cours. La CAQ souhaite aussi que les libéraux rendent publics les plans de reprise de cours.

«Le silence actuel du gouvernement est dangereux, car il laisse entendre qu'il est acceptable de défier la loi et les injonctions émises par les tribunaux», a affirmé Éric Caire.

La motion de la CAQ a été bloquée par Amir Khadir, de Québec solidaire.

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