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La hausse est maintenue et sera compensée

Entente de principe

Une entente de principe a été conclue samedi entre le gouvernement et les étudiants, au terme de 20 heures négociations qui se déroulaient depuis vendredi, à Québec.

Les porte-parole de la FECQ, de la FEUQ et de la CLASSE ont dévoilé samedi soir la teneur de l'entente de principe conclue plus tôt dans la journée avec le gouvernement et d'autres intervenants du secteur de l'éducation.

Selon l'entente, la hausse des droits de scolarité serait maintenue et compensée par une réduction équivalente des frais institutionnels obligatoires (FIO), dès l'automne 2012.

La facture étudiante demeurera donc inchangée tant qu'un conseil provisoire siègera, a expliqué la FEUQ dans un document obtenu par l'Agence QMI avant la conférence de presse des porte-parole étudiants.

Ce conseil discutera, entre autres, de la gestion des universités. Le comité devra réévaluer les dépenses des universités et éliminer les dépenses qui ne se sont pas liées aux missions fondamentales (publicités, fonds immobiliers).

«Nous pourrons corriger la dérive de la gestion. Les sommes dégagées par les travaux de ce conseil seront intégralement réinvesties pour faire diminuer la contribution étudiante», a expliqué Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSE.

Les montants épargnés par cette réévaluation permettraient de diminuer la contribution étudiante.

«On parle d'un gel théorique. On ne fera pas payer les étudiants si on n'a pas prouvé qu'on a besoin de l'argent», a affirmé Léo Bureau-Blouin.

De plus, les étudiants conservent les concessions faites par le gouvernement dans la « solution globale » présentée par la ministre Beauchamp le 27 avril. «Ainsi, la contribution parentale demeure à la hauteur de 45 000 $ et un conseil permanent des universités sera aussi créé pour assurer à long terme le développement et la cohérence du réseau universitaire», peut-on lire dans le communiqué de la FEUQ.

«Ce qui est important pour nous, c'est le montant que les étudiants vont payer. L'argent c'est de l'argent. On ne se lance pas dans un débat sémantique. On parle de pacte gagnant-gagnant. La hausse n'est pas nécessaire», a réitéré Léo Bureau-Blouin.

Photo: Agence QMI

La hausse est maintenue, dit Mme Beauchamp

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp se dit satisfaite par cette entente de principe, mais admet que certains désaccords existent toujours. «On pouvait sûrement trouver un point de rencontre, trouver un espace de discussion. Cet élément, c'est autour de la gestion des universités.»

Mme Beauchamp s'est toutefois faite plus vague sur la question de la compensation équivalente de la hausse des droits de scolarité, telle que présentée par les porte-parole étudiants, en disant que c'était un objectif, mais qu'on ne sait si on va l'atteindre. «La hausse des droits de scolarité est maintenue. Dans la mesure où il y a des zones avec des économies, la facture pourrait être déduite des frais de scolarité.»

«S'il y a des gains d'efficacité, cette facture, en moyenne de 800$, pourrait être réduite. Pour 2012, sur cette facture, l'étudiant recevra la facture. Un montant de 125$ ne sera pas obligé de payer tout de suite. À la lumière des travaux du comité, on saura la valeur des économies. On enverra la facture ajustée pour le paiement final», explique Mme Beauchamp.

Elle affirme qu'il ne s'agit pas d'un moratoire. «Je suis désolée qu'on utilise un vocabulaire qui n'a jamais été utilisé pendant les discussions.»

Mme Beauchamp croit que toutes les conditions sont mises en place pour permettre aux étudiants de retourner en classe.

Aux étudiants de décider

«C'est le début de la fin d'un conflit», a soutenu Martine Desjardins, présidente de la FEUQ, une phrase qu'elle avait également lancée en après-midi pour commenter la conclusion de l'entente de principe.

En outre, les représentants ont indiqué que la grève étudiante se poursuivait pour l'instant et que les étudiants en grève devront décider si l'offre est acceptable ou pas.

«Après 12 semaines de grève, on va prendre le temps nécessaire de consulter les étudiants», a précisé Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE.

«Il n'y a pas de prise de position; il n'y a pas de recommandations. Nous expliquerons cette entente à nos membres », a ajouté le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin.

Mais, la FEUQ déplore le fait que le gouvernement reste complètement fermé à la question de la hausse des droits de scolarité. «La décision de ne pas parler de droits de scolarité, c'est dans un intérêt électoraliste. Clairement, le gouvernement fait le pari de garder la ligne dure. On ne fait pas de la petite politique sur l'avenir des étudiants et des jeunes», a lancé Martine Desjardins.

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