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La FECQ «inquiète»

Loi spéciale

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, se dit «particulièrement inquiet» de l'imposition d'une loi spéciale pour mettre fin au conflit étudiant et forcer le retour en classe.

«Une entente négociée est toujours mieux qu'une entente imposée», a dit M. Bureau-Blouin, mercredi après-midi, en point de presse à Québec. Tout ceci «ne ferait qu'envenimer la situation, créerait plus de violence, plus de tensions», estime-t-il.

Contrairement aux autres grandes associations étudiantes, la FEUQ et la CLASSE, la FECQ a préféré réagir rapidement à la possibilité évoquée dans les médias voulant que Jean Charest songe à recourir à une loi spéciale pour mettre fin au conflit étudiant, qui s'étire depuis maintenant 14 semaines.

Par ailleurs, le président de la FECQ a exprimé son désaccord avec les affirmations du gouvernement selon lesquelles les étudiants se camperaient sur leurs positions encore davantage. «Je n'estime pas que les étudiants ont durci leur position dans les discussions». Au contraire, renchérit-il, ils ont «proposé plusieurs compromis». M Bureau-Blouin n'a toutefois pas souhaité préciser la teneur de ces compromis.

«Bon père de famille»

Le porte-parole des étudiants de niveau collégial a enfin critiqué la gestion du conflit par le premier ministre du Québec, qui fait intervenir les forces de l'ordre pour dénouer les situations qui s'enveniment à certains endroits. «Un bon père de famille ne fait pas venir la police chez lui pour régler des problèmes avec ses enfants», a déclaré Léo Bureau-Blouin.

La FECQ a déjà mobilisé des services juridiques pour contester une éventuelle loi spéciale qu'imposerait le gouvernement du Québec afin de clore le conflit étudiant qui secoue le Québec.

Léo Bureau-Blouin a indiqué que la clinique juridique JuriPop avait été sollicitée pour étudier la situation, lors d'un point de presse, mercredi après-midi.

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