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Québec a une contre-proposition en main

FECQ et FEUQ

La FECQ et la FEUQ ont faite une proposition au gouvernement, qui s'inspire de l'entente de principe conclue après le marathon de négociations de la semaine dernière. Même les «carrés verts», qui ont pris connaissance de ladite proposition, l'appuient.

«Hier (mardi), nous avons pu prendre connaissance d'une proposition qui est en ce moment dans les mains de Pierre Pilote, qui mérite d'être étudiée rigoureusement avant qu'on passe à un autre chapitre de la judiciarisation sur une loi spéciale pour le retour en classe», a confié mercredi Laurent Proulx, porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec.


Laurent Proulx en point de presse, mercredi. (Crédit: Agence QMI)

«On pense que ça pourrait permettre un retour en classe rapidement pour les étudiants», a-t-il insisté, en point de presse à Québec. Selon nos informations, la proposition de la FECQ et de la FEUQ comporte une suspension de la hausse des droits de scolarité pour une période le temps de trouver des économies dans la gestion des universités pouvant diminuer les frais afférents.

«Les économies dégagées seront appliquées en réduction des frais institutionnels obligatoires si possible, puis réparties afin de réduire la facture globale des étudiants, peut-on lire. La facture globale de tous les étudiants sera ainsi déduite du même montant sans égard à l'établissement d'enseignement.»

Le conseil provisoire chargé de cibler les économies connaît aussi quelques modifications d'avec celui de l'entente de principe du 5 mai. Les représentants des recteurs passent de 6 à 4. Tout désaccord ou différend entre les parties serait aussi soumis à la médiation.

Un peu plus tôt, le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, est sorti pour lancer un appel au gouvernement et réaffirmé que les étudiants sont bel et bien prêts à faire des compromis. «Une entente négociée est toujours mieux qu'une entente imposée», a-t-il scandé.

«Inquiet» des rumeurs d'une loi spéciale forçant le retour en classe, M. Bureau-Blouin a appelé le premier ministre à réfléchir à ses actes. Si jamais le gouvernement opte pour cette avenue, la FECQ va la contester, a-t-il ajouté.