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Jun Lin, la proie parfaite?

Affaire Magnotta

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Jun Lin, la victime du présumé tueur Luka Rocco Magnotta, ne se plaignait jamais et ne parlait pas de sa vie personnelle, selon le propriétaire du dépanneur où travaillait occasionnellement Jun Lin, et qui serait la dernière personne à l'avoir vu vivant.

Lin travaillait habituellement les mardis et jeudis, mais le 25 mai était censé être son premier vendredi au travail, a raconté Kankan Huang, le propriétaire du dépanneur à l'Agence QMI.

(photo: Agence QMI) Kankan Huang, le propriétaire du dépanneur où travaillait Jun Li, la victime de Magnotta.

«Lorsqu'il ne s'est pas présenté au travail vendredi, j'ai supposé qu'il avait oublié que l'horaire avait changé», a déclaré M. Huang, qui possède le dépanneur HKK, dans le sud de Montréal.

Mais Jun Lin n'avait pas oublié. Il avait en fait été brutalement assassiné et démembré, probablement après avoir terminé sa journée de travail le jeudi ou le jour suivant, a indiqué la police de Montréal.

Une chasse à l'homme internationale est maintenant en cours pour mettre la main au collet de l'acteur porno Luka Rocco Magnotta, qui est soupçonné de ce crime et qui pourrait s'être enfui à l'étranger.

Lin était un Chinois qui vivait à Montréal et qui étudiait à l'École de génie électrique et informatique de l'Université Concordia. Le recteur et vice-chancelier, Frederick Lowy, a fait parvenir vendredi matin aux étudiants de la faculté un courriel au sujet de Lin.

«Je tiens à exprimer nos plus sincères condoléances à la famille et aux amis de l'étudiant Jun Lin», lit-on dans le courriel.

Une déception amoureuse

Une source a révélé vendredi matin au journaliste et chroniqueur Claude Poirier du réseau TVA, que Magnotta avait été contrarié que Lin mette fin à leur relation et rencontre un autre homme.

M. Poirier a indiqué que la source lui avait dit que c'était le nouvel amant de Lin qui avait communiqué avec les policiers, pour les informer de sa disparition.

M. Huang a dit croire que Jun Lin menait une vie simple, parce que son employé parlait rarement d'autre chose que de l'école et du travail.

« (Lin) était calme, a déclaré M. Huang. Il ne se plaignait jamais et ne parlait pas beaucoup de sa vie personnelle.»

Les deux Montréalais d'origine chinoise se sont rencontrés vers la fin de l'été dernier, a indiqué M. Huang. Lin vivait à Montréal depuis le mois de juillet.

L'étudiant à Concordia vivait au-dessus du dépanneur de M. Huang et il remettait les clés de l'appartement à son propriétaire, peu après l'ouverture du commerce.

«J'avais besoin d'un caissier, de raconter M. Huang. Quand je l'ai vu, il parlait le chinois et je lui ai demandé s'il avait besoin d'un emploi.» M. Huang a affirmé qu'il a ouvert son dépanneur en août et qu'il a embauché Lin en septembre.

Le propriétaire du dépanneur est l'une des dernières personnes à avoir vu Lin vivant, selon le président de l'Association des étudiants chinois de l'Université Concordia, Yan Shi.

Des membres de la communauté chinoise ont dit à M. Shi avoir vu Jun Lin pour la dernière fois alors qu'il quittait le dépanneur, le jeudi 24 mai. L'étudiant Lin a ensuite fait parvenir un message texte à un ami à 21 h, toujours selon Yan Shi, et ce fut sa dernière communication.

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