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Quel avenir pour le 208?

Corps démembré à Montréal

Cynthia Laflamme

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L'appartement 208 où le démembreur aurait commis son ignoble meurtre ne sera pas difficile à louer, croit le propriétaire.

Sans effleurer l'idée que des fanatiques pourraient être attirés par l'histoire morbide de cet appartement, Jack Tencer est persuadé que tout rentrera dans l'ordre bientôt.

«Dans quelques jours, ce sera nettoyé.» Il affirme pouvoir louer sans problème le petit appartement à 490$.

M. Tencer n'a pas voulu parler davantage des événements ni du futur, impatient de voir la tranquillité et la routine des lieux revenir.

Entre ses mains

Selon l'agent immobilier Michel Knot, qui vend des blocs appartements depuis 25 ans, la valeur de l'immeuble repose entre les mains de son propriétaire.

«L'important, c'est qu'il ne perde pas ses locataires. C'est là que la valeur peut être affectée.»

«Quelques personnes veulent partir», confie entre deux coups de balai Mike Nadeau, locataire affecté au ménage des lieux.

Le courtier Michel Knot a déjà eu à vendre un immeuble à logements où un meurtre avait eu lieu, à Montréal-Nord.

La valeur de l'édifice avait été revue à la baisse, se souvient-il, mais le quartier avait aussi été un facteur aggravant.

S'il désire vendre un jour, Jack Tencer ne pourra pas cacher ce qui s'est passé dans l'appartement 208.

«Ce sont des déclarations qu'il faut faire, c'est obligatoire, mais de toute façon, c'est assez public dans le contexte actuel», explique M. Knot.

Or, il indique que le propriétaire n'est pas obligé de parler des tristes événements aux locataires potentiels.

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