/regional/estduquebec/gaspesie

Suicide de Marjorie Raymond: plus que de l'intimidation

Rapport du coroner

La mort tragique de Marjorie Raymond, l'adolescente de 15 ans retrouvée pendue dans le garage par sa mère le 28 novembre 2011, est le triste résultat d'une longue descente aux enfers qui a débuté lors de son arrivée à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie en 2008.

Dans le rapport d'enquête sur sa mort, le coroner Jean-François Dorval conclut à une mort violente par autodestruction volontaire, mais soulève également le voile sur les nombreux problèmes que connaissait la jeune fille, et ce, depuis les deux années qui ont précédé son décès.

(Facebook)

Dans son rapport, le coroner n'écorche ainsi jamais l'adolescente qui avait été montrée du doigt dans cette affaire et ne fait aucune recommandation à cet égard.

Le coroner Jean-François Dorval démontre plutôt que Marjorie Raymond a vécu différentes situations problématiques. «Il y avait eu plusieurs altercations au cours des dernières années entre Mme Marjorie Raymond et d'autres étudiantes, mais ce point en est un parmi d'autres facteurs présents dans la vie de Mme Raymond», écrit-il.

(Facebook et Agence QMI)

Parmi ces facteurs, le coroner a notamment souligné le fait que Marjorie Raymond, qui démontrait des signes de dépression majeure, avait toujours refusé l'aide psychologique qui lui avait été proposée.

Le rapport souligne ses difficultés d'intégration à la vie scolaire et des changements dans son rendement scolaire.

Multiples tentatives de suicide

Le coroner affirme aussi que la jeune Raymond avait fait antérieurement des tentatives de suicide et elle avait des idées suicidaires peu de temps avant sa mort.

Lors d'une rare rencontre avec le psychologue de son école secondaire, Marjorie Raymond avait confié qu'elle avait tenté de se suicider par noyade et par automutilation à l'été 2008. Selon le rapport, «le 23 novembre, Mme Marjorie Raymond avait mentionné à une de ses amies qu'elle n'était pas bien ici et qu'elle serait mieux là-bas en pointant le ciel». La veille de son décès, elle avait envoyé un message texte à un ami lui suggérant qu'elle mettrait fin à ses jours.

Les analyses toxicologiques ont également permis de constater que l'adolescente avait consommé de la marijuana peu de temps avant de s'enlever la vie.

La mort de l'adolescente, victime d'intimidation et de violence à l'école, avait créé un énorme débat de société au Québec.  Une loi a même été votée par le gouvernement Charest pour contrer l'intimidation à l'école.

Incorrect or missing Brightcove Settings

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.