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«Je n'ai rien à voir avec le meurtre de Jolène»

EXCLUSIF - Entrevue avec le suspect numéro un

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EXCLUSIF - Traqué et malmené par la mère de Jolène Riendeau qui le soupçonne d'avoir tué sa fille, Robert Laramée, qui traîne un passé d'agresseur sexuel, a juré à Claude Poirier ne pas avoir enlevé ni tué la gamine de dix ans disparue le 12 avril 1999.

L'homme, qui habitait dans Pointe-Saint-Charles à Montréal il y a 13 ans tout comme la famille de Jolène Riendeau au moment de sa disparition, est le suspect numéro un des enquêteurs des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal.

Jolène Riendeau a été vue pour la dernière devant un dépanneur de son quartier, le 12 avril 1999 en fin de journée. (Photo archives Agence QMI)

Longuement interrogé au printemps 2011 après que le SPVM eut annoncé que les ossements de la jeune Jolène avaient été retrouvés des mois plus tôt non loin d'une piste cyclable qui longe l'autoroute 15 Sud près du pont menant à l'Île des Sœurs, Laramée a été relâché.

«Victime» de la police

Il s'est toutefois posé en victime en entrevue avec Claude Poirier se disant tourmenté sans relâche par les enquêteurs. «Depuis qu'ils ont trouvé le corps, c'est du harcèlement! Du harcèlement!», martèle l'homme qui allègue tantôt ne jamais avoir refusé de se soumettre au polygraphe, tantôt son contraire.

«Ils n'ont pas de manières pour approcher le monde. Ils ont bûché dans ma porte comme des vrais sauvages! Ils m'ont traité comme un vrai tueur. Moi, je n'ai rien à voir avec cette histoire-là. Ils ont mis le journal sur la table. Ils m'ont demandé si je la connaissais et de passer le polygraphe. J'ai des droits, j'ai dit non. Ils m'ont accusé de meurtre. J'ai dit: "Pardon! Vous faites une grosse erreur!" L'interrogatoire a duré, je pense 12 heures. L'enquêteur était harcelant», se plaint Robert Laramée.

Il raconte qu'encore hier, il se promenait dans la rue, et qu'un policier le suivait. «Il est venu me harceler alors que je prenais un café pour rire de moi. Il m'a dit qu'il ne me lâcherait pas. J'ai un témoin. J'ai déjà fait une plainte en déontologie policière et ils n'ont rien fait.»

La mère de Jolène, Dolorès Soucy, s'en prend à Robert Laramée au palais de justice de Montréal. (Photo archives Agence QMI)

Une mère en colère

Dolorès Soucy, la mère de Jolène Riendeau, a ciblé Laramée comme étant sans l'ombre d'un doute dans son esprit, le meurtrier de sa fille. Une des enfants du Montréalais était amie avec la jeune Riendeau. Depuis, la femme lui livre une véritable guerre d'usure.

Elle le suit, l'invective, et l'a même agressé lors d'une de ses comparutions dans une affaire d'agression sexuelle au palais de justice de Montréal, en juin dernier.

Mme Soucy a d'ailleurs été formellement accusée de voies de fait. Elle a de plus été soumise à une ordonnance de restriction, car Robert Laramée a porté plainte contre elle. Ce dernier songe même à poursuivre la mère de Jolène au civil.

«Elle se tient avec mon ex c'est sûr. Elle sait qu'en 2001, j'ai fait 18 mois de détention [pour agression sur ses propres enfants]. Je n'ai pas suivi de thérapie. J'ai hâte que cette histoire-là finisse, qu'elle arrête de me harceler. J'ai hâte de continuer une vie normale, je ne vis pas du tout! Je ne suis plus capable de sortir, je suis suivi pas à pas», dénonce Laramée.

Longuement interrogé au printemps 2011 après que le SPVM eut annoncé que les ossements de la jeune Jolène avaient été retrouvés, Robert Laramée a été relâché. (Photo archives Agence QMI)

Le vrai assassin

Revenant à la charge à quelques reprises lors de son entrevue concernant le détecteur de mensonges, Claude Poirier a offert à Robert Laramée de lui trouver un polygraphiste privé afin de le disculper puisqu'il est montré du doigt dans la disparition de l'adolescente, l'une des plus médiatisées au Québec, qui s'est soldée en un homicide.

«Je suis en contact avec l'avocat Marc Labelle pour ça. Mais c'est non avec les policiers, ils sont trop harcelants! [...] Si ce sont de bons enquêteurs, ils sont capables de trouver le vrai assassin», lance le suspect quasi sarcastique.

«Avez-vous quelque chose à voir de prêt ou de loin avec la disparition ou le meurtre de Jolène Riendeau?», d'insister Claude Poirier. «Je peux le jurer, je n'ai rien à voir avec le meurtre de Jolène Riendeau», soutient Robert Laramée.

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