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La classe politique sous le choc

Attentat mortel au Métropolis

La classe politique, municipale, provinciale et fédérale a unanimement condamné la fusillade survenue mardi soir au Métropolis, à Montréal, durant le discours de la nouvelle première ministre du Québec, à commencer par Pauline Marois, elle-même.

Lors d'une conférence de presse à Montréal, mercredi après-midi, Mme Marois s'est dite profondément attristée par les événements.

«Un homme est mort sans aucune raison; la folie a frappé, a-t-elle commenté. Mes pensées vont aux victimes et à leur famille.»

Lors de son allocution de démission mercredi après-midi, Jean Charest a réagi à l'attentat qui est venu assombrir une soirée électorale mouvementée. Il s'est dit attristé de l'événement qu'il a qualifié de «dramatique» et a déploré le fait qu'il se soit passé en plus dans un cadre d'un événement politique.

Lors d'un point de presse, le chef de la CAQ, François Legault, a tenu sensiblement les mêmes propos: «aujourd'hui, mes pensées sont d'abord avec la famille puis les proches de la victime d'hier soir. C'est dramatique, infiniment triste, inacceptable, surtout pendant un évènement politique. La Coalition avenir Québec condamne ces gestes de violence».

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, s'est dit pour sa part à la fois «furieux et attristé» par les événements survenus au rassemblement du Parti québécois.

«Il est tragique que le jour où s'exerce la démocratie soit marqué d'un acte de violence. [...] Cet acte atroce est inadmissible, une telle violence n'a pas sa place au Canada», a-t-il dit dans une déclaration écrite.

M. Harper a ajouté que l'auteur du crime «aura à faire face à la loi dans toute sa rigueur».

De passage à Québec, le ministre fédéral Christian Paradis a condamné l'attentat « dégoûtant et inacceptable » du Métropolis. «C'est le genre de chose qu'on ne devrait pas voir dans une démocratie comme la nôtre.»

Questionné sur l'abolition du registre des armes d'épaule et le refus d'Ottawa d'en remettre la liste aux provinces, le ministre Paradis a expliqué que de maintenir ce registre n'aurait rien changé aux événements de mardi soir puisque le fusil d'assaut de type AK-47 présumément utilisé par l'attaquant est une arme prohibée alors que le registre des armes d'épaule s'intéresse aux armes de chasse.

«Le crime commis la nuit dernière est intolérable et incompréhensible», a déploré de son côté le chef de l'opposition officielle, Thomas Mulcair, à Saint-Jean-de-Terre-Neuve, où le NPD tient son caucus. Il a ajouté que tout le monde est en état de choc à la suite de ces événements.

Même son de cloche de la part du chef intérimaire du Parti libéral du Canada, Bob Rae.

«Dans la famille canadienne, un tel acte de violence n'est jamais justifié et ce n'est pas quelque chose qu'on peut accepter», a-t-il dit.

Le député libéral fédéral de Bourassa, Denis Coderre, est d'avis qu'il s'agit davantage de «l'œuvre d'un désaxé». «Il ne faut pas généraliser et partir en peur, a précisé M. Coderre. Je pense que peu importe la couleur politique, c'est inacceptable», a-t-il soutenu, lors de son passage à Montebello, en Outaouais, où se déroule le caucus des libéraux fédéraux en prévision de la rentrée parlementaire.

Le député libéral fédéral de Papineau, Justin Trudeau, a aussi réagi à cet événement «tragique». «Ce qu'il faut se rappeler, c'est qu'un homme armé n'a jamais une voix dans notre discours politique», a-t-il lancé.

«En mon nom personnel et au nom des députés du Bloc Québécois, je souhaite exprimer ma solidarité aux familles et aux proches des victimes de l'attentat survenu hier au Métropolis, à Montréal. Nos pensées les accompagnent dignement en réaction à ce triste attentat qui nous touche tous et toutes», a pour sa part déclaré Daniel Paillé, Chef du Bloc Québécois.

Les trois chefs de partis à Montréal ont aussi réagi mercredi.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a tenu à offrir ses condoléances aux proches de la victime et à rassurer la population. Il affirmé que la ville de Montréal est sécuritaire qu'il n'y s'est jamais senti menacé.

«Ça fait 25 ans que je suis en politique. Je n'ai jamais cru que ma sécurité était en péril. Au contraire, je pense que je peux marcher à Montréal. Et lorsqu'on aura les résultats [de l'enquête], je le souhaite ardemment [sans] porter de jugement sur la personne qui a posé ses gestes [...] que c'est un geste complètement isolé d'une personne qui avait un comportement douteux», a-t-il déclaré.

Quant à la chef de Vision Montréal, Louise Harel, elle a qualifié l'attentat de mardi soir d'acte odieux, qui lui a rappelé la tragédie du 8 mai 1984, alors que Denis Lortie avait ouvert le feu sur les députés provinciaux à l'Assemblée nationale, faisant trois morts.

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a également souligné que la métropole était sécuritaire et que de tels actes n'y sont pas communs.

«C'est un acte isolé, souhaitons-le. On est capable d'être tellement extraordinaire en matière de sécurité, de caractère paisible et d'accueil à Montréal, que c'est ça Montréal. Et c'est ça que doit demeurer Montréal», a-t-il dit.

(Avec Dominique La Haye et Régys Caron, Agence QMI)


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