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La sécurité déficiente, selon Yves Desgagnés

Attentat contre la première ministre

Toujours sous le choc des tristes événements de mardi soir, le comédien Yves Desgagnés, qui était en coulisse lors du discours de victoire de Pauline Marois, croit qu'il y avait de grosses lacunes en matière de sécurité.

La scène sur laquelle se tenait la première ministre était très près d'une porte donnant accès sur une ruelle.

«On n'était qu'à quelques pieds de la porte. Je dois souligner que cette porte-là on pouvait y entrer comme dans un moulin», a expliqué Yves Desgagnés en entrevue avec Pierre Bruneau.


(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Sur place, il y avait un service important de sécurité, toutefois, pour une raison qu'on ignore, il était très facile pour n'importe qui d'entrer par cette porte.

«Je l'avais fait remarquer à certains agents de sécurité en leur disant qu'on pouvait entrer et sortir facilement. "Comment se fait-il? Notre première ministre sera sur scène ce soir", s'est-il questionné. On m'a dit que tout était sous contrôle, genre mêlez-vous de vos affaires.»

M. Desgagnés se trouvait avec les amis et proches de Mme Marois, en coulisse, un peu avant le drame. Ils étaient plusieurs dans un espace assez restreint.

À un moment, il s'est approché d'un téléviseur près de la porte et c'est à ce moment qu'il a entendu un coup de feu.

«Bang! Coup de feu et un homme est à mes pieds, ensanglanté. J'étais à côté d'une attachée de presse de Mme Marois qui s'est précipitée pour tenter d'arrêter l'hémorragie. Là, je vois des flammes qui arrivent dans la porte»

À partir de ce moment, c'est le branle-bas de combat, explique M. Desgagnés ajoutant que c'est lui qui a demandé à un agent de sécurité de la chef du Parti québécois de la sortir de scène.

Ne voulant pas créer de mouvement de panique, M. Desgagnés n'a pas parlé du coup de feu, des flammes, ni du blessé, mais a plutôt prétexté qu'il s'agissait d'une bombe assourdissante.

Avec un peu de recul, Yves Desgagnés est toujours aussi impressionné de la réaction de la première ministre.

«Indépendamment de nos allégeances politiques, je me dis qu'on est bien chanceux d'avoir au Québec une femme de ce sang froid là pour nous diriger et c'est le sentiment que je garde de cette soirée», a-t-il conclu.

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