/news/culture

Le Festival international burlesque de Montréal prend de l'ampleur

David Nathan

Qui a dit que le spectacle burlesque était mort? Certainement pas Scarlett James, la fondatrice du Festival international burlesque de Montréal qui revient pour sa quatrième édition dans une version qui durera un mois, du 6 au 30 septembre 2012.

Pour lancer ce mois burlesque comme il se devait, Scarlett James a choisi un lieu pour le moins original: l'«Empire Sandy», une magnifique goélette britannique trois-mâts, construite en 1943.

Jeudi, le voilier a accueilli de 17h à 19h les participants aux «Jeudis d'Apollo», un rendez-vous mensuel de réseautage organisé par la firme de communications et de marketing multiservices Apollo l'agence (www.agenceapollo.ca).

L'«Empire Sandy» a ensuite largué les amarres pour une balade de deux heures sur le Saint-Laurent. À bord, tandis que les 275 invités sirotaient un verre, plusieurs artistes ont offert des numéros burlesques, l'humoriste Benjamin Marquis assurant le rôle de maître de cérémonie. Après avoir exécuté un sensuel effeuillage sur la chanson « Feeling Good », Scarlett James s'est rhabillée et nous a parlé de ce mois du burlesque dont elle est la chef d'orchestre.

Un mois entier de burlesque

L'événement, qui se cantonnait jusque-là à un festival de trois jours, s'étale désormais sur un mois avec comme temps forts les trois soirées cabaret. «En ajoutant plusieurs événements sur un mois entier, je veux que le festival bénéficie de plus de visibilité, c'est important pour moi de mettre le burlesque à l'honneur, c'est un courant qui est vraiment ancré dans la culture de Montréal et de son patrimoine», a expliqué Scarlett James.

C'est pourquoi la productrice et tête d'affiche du festival a décidé d'ajouter aux trois soirs de spectacle d'autres événements comme une exposition qui se tiendra au 277, Notre-Dame Ouest, et un documentaire sera projeté au Théâtre Rialto le 10 septembre.

«Je veux sensibiliser les gens au burlesque, leur montrer que cela ne se limite pas seulement à de l'effeuillage, a poursuivi Scarlett James. Le burlesque, c'est avant tout pour moi l'art et le jeu de la séduction, c'est un voyage que l'on fait et peu importe la destination, c'est du glamour, du rêve, du théâtre, de l'humour, c'est surtout une façon de ne pas se prendre trop au sérieux!» Des ateliers, des cours de savoir-vivre, un défilé de mode burlesque sont autant d'activités qui viendront remplir le calendrier du festival.

Pour ceux qui souhaitent retrouver l'ambiance des cabarets des années 1920-30, il faudra patienter jusqu'au jeudi 27 septembre, date de la première soirée intitulée «Montllywood», qui sera placée sous le thème du 7e art. Les trois spectacles se dérouleront au Club Soda de Montréal.

Amateurs de spectacles à paillettes, d'humour, de bas résille et de nostalgie, le mois burlesque de Montréal a commencé.

Toute la programmation: https://www.montrealburlesquefestival.ca/fschedule.html