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L'UPAC frappe à Montréal

Perquisitions dans les locaux du CUSM

Les membres de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) ont procédé mardi matin à des perquisitions et à des interrogatoires dans les locaux du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), situés au 2155 rue Guy, à Montréal.

Le CUSM a confirmé en fin de matinée mardi que l'UPAC s'est présentée au centre à 8h à la recherche d'information concernant le processus d'attribution du contrat de partenariat public-privé associé au site Glen.

Le CUSM a déclaré dans un communiqué qu'elle «collabore entièrement avec les enquêteurs et n'aucun commentaire supplémentaire pour l'instant».

Plus tôt, la porte-parole de l'UPAC, Anne-Frédérick Laurence, avait confirmé la tenue de l'opération.

«Je peux vous confirmer que des perquisitions sont en cours et que des témoins sont rencontrés», a-t-elle indiqué en début de journée, mardi.

Le complexe hospitalier situé dans l'ouest de Montréal est évalué à plus de 2,3 milliards $. Une fois sa construction terminée, en 2015, le CUSM deviendra l'hôpital le plus important au Canada.

Parmi le consortium du nouveau centre hospitalier, une des compagnies appartient à l'homme d'affaires Tony Accurso, arrêté à deux reprises durant la dernière année pour des histoires de fraudes et de corruption.

Tony Accurso a été arrêté le mois dernier par les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). L'homme d'affaires était soupçonné d'avoir manigancé avec trois autres personnes pour faire épargner trois millions $ en impôt à deux de ses entreprises.

Son autre arrestation remonte en avril dernier, lorsqu'il avait été arrêté dans le cadre de l'Opération gravier sur la corruption. Il a fait face, entre autres, à des accusations de fraude et d'acte de corruption dans des affaires municipales.

De plus, Simard-Beaudry, une des compagnies d'Accurso, a continué d'être présente sur le chantier du CUSM même si l'entreprise a été reconnue coupable d'évasion fiscale au fédéral en 2010.

L'UPAC a été mise sur pied en février 2011 dans le but de lutter contre la corruption dans le système public.


(Crédit: Agence QMI)

Opérations passées

En juin 2012, une importante perquisition de l'escouade Marteau, bras armé de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), avait mené à l'arrestation de 11 personnes, en Montérégie.

Neuf entreprises du secteur de Saint-Jean-sur-Richelieu et des environs avaient été touchées par l'opération visant à démanteler un stratagème de collusion lors duquel un traitement de faveur aurait été accordé à un groupe d'entrepreneurs de la région, et ce, depuis 2007.

Parmi les 11 arrestations, l'arrestation de Gaétan Paradis, un homme d'affaires bien connu à Saint-Jean-sur-Richelieu, avait embarrassé le Parti libéral du Québec puisque M. Paradis était un donateur bien connu du parti.

Quelques semaines plus tôt, l'escouade Marteau avait également procédé à l'arrestation de l'entrepreneur Paolo Catania et l'ancien bras droit de Gérald Tremblay, Frank Zampino, en plus de sept autres personnes, dans une histoire d'abus de confiance concernant le projet du Faubourg Contrecoeur de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM).

En avril, le maire de Mascouche, Richard Marcotte, l'homme d'affaires Tony Accurso et l'entrepreneur Normand Trudel ont été appréhendés dans l'Opération gravier sur la corruption et ont fait face, entre autres, à des accusations de fraude et d'acte de corruption dans des affaires municipales.

L'UPAC a été mise sur pied en février 2011 dans le but de lutter contre la corruption dans le système public.

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