/news/homepage

Elle sauve la vie d'un collègue grâce à un cours de secourisme

Sauvetage filmé par une caméra de surveillance

La formation de secourisme en milieu de travail, obligatoire au Québec, a permis de faire toute la différence dans un commerce de Joliette, le 7 avril dernier. Une employée qui venait de compléter son cours de secourisme, deux jours plus tôt, a pu sauver la vie d'un collègue de travail qui venait de s'effondrer au sol.

Les caméras du magasin Canadian Tire ont filmé l'intervention de Caroline Léveillé du début à la fin. «J'étais au service à la clientèle et un collègue m'a téléphoné pour me dire qu'il y avait quelqu'un qui était tombé par terre.»

Le jeune homme était au sol depuis environ cinq minutes lorsque Mme Léveillé a pu commencer les manœuvres de réanimation. L'ambulance a mis neuf minutes à arriver.

(TVA Nouvelles)

«Je me suis mise à quatre pattes à côté de lui pour prendre ses signes vitaux. Il avait les yeux virés à l'envers, il avait déjà changé de couleur, il avait déjà commencé à être gris. Plus de respiration, plus de rythme cardiaque».

Aujourd'hui, si le jeune homme est en vie, c'est grâce à l'intervention de l'employée. «Ce que les ambulanciers nous ont dit, c'est que s'il est en vie sans séquelle, c'est parce que j'ai agi, pendant cinq à neuf minutes, à masser et à donner la respiration» explique Caroline Léveillé.

Mme Léveillé venait de terminer un nouveau cours de réanimation cardiorespiratoire d'une durée de 16 heures, donné par des ambulanciers. Ces paramédicaux qui l'ont formée, le père et le fils, sont fiers d'elle.

Statistiques éloquentes

Les statistiques le prouvent, la probabilité de survie diminue de 7 à 10% par minute écoulée après un arrêt cardiaque. La CSST a supervisé la formation d'un nombre record de 100 000 secouristes en milieu de travail l'an dernier.

À la suite de ce qui s'est passé, le propriétaire du Canadian Tire a acheté un défibrillateur, même si cela n'est pas obligatoire.

«L'investissement de 2 000 dollars pour une entreprise comme nous ou semblable, c'est très, très peu pour ce que ça peut représenter de sécurité pour les gens qui viennent ici», explique Léo Vallières, propriétaire du Canadian Tire de Joliette.

Celui qu'elle a sauvé préfère rester dans l'anonymat. «Ils l'ont mis dans un semi-coma à l'hôpital. Puis il est revenu à lui normalement, sans séquelle, deux jours plus tard. On se donne un petit clin d'œil chaque fois qu'on se voit, moi et le jeune homme» conclut celle qui est fière d'avoir pu faire la différence.

-D'après un reportage d'Harold Gagné