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Sept ministres péquistes envoient leurs enfants à l'école privée

Gouvernement Marois

En envoyant ses enfants à l'école privée, le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, contredit les principes défendus publiquement par le gouvernement Marois.

«Je crois qu'un ministre de la Santé a le devoir d'être exemplaire. Comme pour moi, un ministre de l'Éducation a le devoir d'être exemplaire (et doit) envoyer ses enfants à l'école publique», avait lancé Pauline Marois en campagne électorale, au mois d'août dernier.

Pourtant, deux des trois enfants de Pierre Duchesne vont à l'école privée et un des enfants de la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, a lui aussi passé quelques années dans une école privée.

En fait, la pratique est répandue chez les péquistes. Selon le FM93, sur les dix ministres du gouvernement Marois qui ont des enfants d'âge scolaire, sept ont choisi le privé.

Le libre choix

Les ministres Bernard Drainville, Martine Ouellet ou Jean-François Lisée, ont fait «le libre choix d'envoyer leurs enfants au privé», rétorque Suzanne Beauvais, l'attachée de presse de Marie Malavoy. Sa ministre disait la semaine dernière vouloir assujettir le financement des écoles privées à la sélection d'élèves en difficulté.

«Il y a des avantages au privé, il y a des avantages au public, le parti qu'on a pris est de maintenir les subventions pour le privé donc on n'a rien contre le privé», ajoute cette dernière.

Selon Mme Beauvais, l'école privée n'est pas «une tare» et y envoyer ses enfants n'est «pas un défaut, ce n'est pas hors-la-loi». Elle ne veut pas entrer «dans les raisons personnelles de chacun des parents».

Cracher dans les airs

Le Parti libéral défend le libre-choix pour tous, mais on estime que Pauline Marois «l'a échappé» quant au principe de donner l'exemple. La première ministre a vu cet été une occasion d'attaquer François Legault, qui a envoyé ses enfants au privé et qui était l'ennemi du jour à ce moment, dit Francine Charbonneau, critique officielle en matière d'éducation.

«C'est quoi déjà, le vieux proverbe [...] quand on crache dans les airs...», ne peut s'empêcher de dire la députée des Mille-Îles.

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