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«Ni oui, ni non»

Loi 101 et CPE

Contrairement à ce qu'avait affirmé mercredi la ministre de la Famille, le Parti québécois ne va pas abolir le libre choix de la langue dans les CPE. Le gouvernement Marois laisse toutefois planer le doute quant à l'application partielle de la Loi 101 dans les services de garde.

«Il n'est pas question d'appliquer la loi 101 dans les CPE tels qu'elle est appliquée dans les écoles primaires et dans les écoles secondaires», a tout d'abord lancé Diane De Courcy, ministre responsable de la Charte de la langue française lors d'un point de presse improvisé à la fin du conseil des ministres.

Elle a toutefois refusé par la suite de garantir que la loi 101 ne serait pas appliquée dans les services de garde. «C'est ni oui, ni non. Actuellement, je suis à constater un certain nombre de faits et à consulter», a dit Mme De Courcy.

Sa consœur Nicole Léger avait pourtant affirmé la veille que l'obligation de se soumettre à la Loi 101 allait apparaître dans le projet de loi visant à la Charte. Les enfants d'immigrants âgés de 0 à 5 ans et fréquentant un service de garde auraient ainsi dû s'initier au français.

Devant l'onde de choc causé par la déclaration, Diane De Courcy est venue jouer au pompier, Nicole Léger refusant de répondre aux questions sur ce sujet.

Mme De Courcy, qui parle d'un dossier «difficile à expliquer» et «complexe», veut mettre en parallèle la préoccupation de «l'apprivoisement du français à la petite enfance», et celle, «tout aussi légitime» d'avoir une continuité entre le milieu familial et la langue maternelle de l'enfant.

«D'ici là, il n'y a pas lieu de s'inquiéter et il n'y a pas lieu de soulever des inquiétudes», a ajouté Mme de Courcy, qui n'a répondu qu'à une seule question des journalistes.