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Comparution de Claudio Di Giambattista

Logements insalubres

Le propriétaire de logements insalubres du quartier Parc-Extension Claudio Di Giambattista a fait un passage remarqué à la cour municipale, lundi matin, lors de son audience visant à fixer une date pour son procès concernant des dizaines de constats d'infraction.

Celui qu'on surnomme le «roi du taudis» n'y est pas allé de main morte lors de sa comparution devant le juge Stéphane Brière, se permettant d'interrompre le magistrat à plusieurs reprises et haussant parfois même le ton.

Furieux de ne pas comparaître et de devoir attendre à une date ultérieure pour répondre aux 93 constats émis contre lui, M. Di Giambattista a demandé au juge de se récuser, ce qui lui a été refusé.

Le propriétaire a effectué cette demande sous prétexte que les procédures étaient trop longues et qu'on mélangeait deux dossiers distincts, puisque les constats se rattachant à deux de ses immeubles ont été jumelés afin d'alléger les procédures.

Dans un discours parfois incompréhensible, M. Di Giambattista a même tenté de démontrer son savoir juridique en affirmant avoir «battu» le juge François Rolland par le passé, tout en l'insultant.

«Je vais vous demander de vous retenir, parce que de traiter d'animal le juge en chef de la Cour supérieure du Québec n'est sûrement pas votre meilleur argument», lui a répondu le juge Brière.

Il nie tout

À sa sortie de la salle d'audience, M. Di Giambattista a férocement refusé d'admettre qu'il était fautif de quoi que ce soit. Malgré plusieurs reportages et plusieurs images rapportées par différents médias au cours des derniers mois, l'octogénaire nie toujours que ses logements sont insalubres et qu'on y retrouve de la moisissure.

«Réparer quoi? Il n'y a rien à réparer. Quelle moisissure? Vous l'avez vu vous?» s'est-il contenté de répondre.

De son côté, André Trépanier, du comité logements de Parc-Extension, perçoit la cause comme une action sévère contre un propriétaire délinquant.

«S'il est finalement reconnu coupable, il y a la possibilité pour la Ville de remettre une hypothèque légale et de forcer la vente de l'immeuble, alors on espère que ça va être une sorte de levier et qu'on va vraiment pouvoir récupérer ces immeubles», a-t-il ajouté.

Le juge Brière a prévu deux journées d'audience pour régler ce dossier et M. Di Giambattista devra se représenter en cour les 20 mars et 11 avril 2013.

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