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Jean-François Morasse a peur

Condamnation de Gabriel Nadeau-Dubois

Celui qui a poursuivi en justice l'ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois, Jean-François Morasse, s'est dit inquiet, dimanche, après que des informations personnelles eurent été diffusées sur Facebook.

Son numéro de téléphone et l'adresse de son ex auraient notamment été publiés.

M. Morasse se sent intimidé et il a l'intention de porter plainte au Service de police de la Ville de Québec concernant ce qu'il décrit comme «un crime».

«Je trouve ça très lâche. On dirait bien que faire respecter ses droits, c'est mal vu», a-t-il dit, considérant qu'il est la tête de Turc du conflit étudiant.

Ce sont des amis de M. Morasse qui l'ont prévenu que des infos confidentielles circulaient sur le net.

«J'ai paniqué, a-t-il reconnu. [...] Ça ne me surprend pas parce que l'intimidation était l'outil de prédilection du conflit, avant même l'injonction.»

Les réseaux, un groupe anonyme qui aurait publié les informations de Jean-François Morasse vendredi dernier, se présentent comme «les organisateurs de manifs-actions de partout au Québec».

M. Morasse a dit que la situation serait tout aussi grave si cela avait été l'adresse et le numéro de téléphone de Gabriel Nadeau-Dubois qui avaient été publiés.

«Ce n'est pas un conflit entre lui et moi, il n'y a donc rien qui justifie ça», a-t-il assuré.

Gabriel Nadeau-Dubois avait été jugé coupable d'outrage au tribunal, la semaine dernière, après que M. Morasse, qui voulait suivre ses cours d'arts plastiques, eut déposé une injonction contre lui au printemps dernier. L'ex-leader étudiant avait déclaré à la télévision qu'il était regrettable qu'une minorité d'étudiants utilisent les tribunaux pour contourner la décision collective de poursuivre la grève contre l'augmentation des frais de scolarité.

«Il y a des lois dans notre pays et il faut les respecter et moi j'ai demandé cette requête-là afin que ma liberté d'aller à mes cours soit justement respectée», a notamment dit Jean-François Morasse.

Son avocat a exprimé son souhait que l'ancien porte-parole de la CLASSE reçoive une peine de prison, ce que M. Morasse ne partage pas.

«Je ne crois pas qu'une peine de prison soit nécessaire, car la situation est revenue au calme, a-t-il mentionné. Reste que j'ai pleinement confiance au procureur qui me représente.»