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Une équipe de Drummondville rend hommage à un joueur disparu

Championnat provincial de football scolaire

Un hommage touchant a eu lieu samedi dans le cadre du championnat provincial de football scolaire à Québec, le Bol d'Or. Les joueurs du Collège St-Bernard portaient tous sur leur casque le numéro 10, celui de leur coéquipier qui s'est enlevé la vie, il y a quelques jours à peine.

«C'est important pour eux de jouer le match pour lui aujourd'hui. Les joueurs portent son numéro et ses initiales. C'est un événement triste, mais c'est ensemble qu'ils passeront au travers de cette épreuve là», a confié le directeur général du Collège St-Bernard, Alexandre Cusson.

Le 13 novembre dernier à Drummondville, le jeune joueur de football de 12 ans s'est enlevé la vie.

«On essaie d'expliquer, mais on ne pourra jamais comprendre. Je pense que ce qu'il faut voir, c'est comment on aide ceux qui sont là. Comment on travaille ensemble pour que ces choses-là n'arrivent pas? C'était un jeune plein de vie, qui ne vivait pas d'intimidation, qui n'était pas isolé», raconte M. Cusson.

Difficile de comprendre pourquoi un enfant s'enlève la vie à cet âge. Selon le bureau du coroner, au Québec en 2009, huit enfants de moins de 14 ans ont commis l'irréparable.

Pour le directeur général de l'Association québécoise de la prévention du suicide, Bruno Marchand, chaque personne qui s'enlève la vie mérite qu'on s'intéresse aux raisons qui l'ont poussé à poser ce geste.

«À 12 ans, la conception de la mort n'est pas encore nécessairement complète. Qu'est-ce qu'il y avait dans la tête de ce jeune-là et des autres jeunes qui passent à l'acte? C'est assez difficile à extirper, à comprendre, mais il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Ce n'est pas normal qu'un jeune de 12 ans passe à l'acte, ce n'est pas normal que des jeunes plus vieux et même des adultes passent à l'acte», explique-t-il.

Pour M. Marchand, lorsqu'un pareil événement survient, particulièrement lorsqu'il est question de jeunes, il est important d'être présent pour ceux qui restent.

«Il faudra être près de ces jeunes là, il faudra leur dire que ce n'est pas une option. Il faudra être entourant parce qu'on ne veut pas qu'un autre jeune passe à l'acte», souligne M. Marchand.

Une page Facebook en mémoire du jeune joueur a été mise en ligne et les témoignages de soutien à la famille et aux amis y sont nombreux.

C'est le coroner Yvon Garneau qui aura à faire la lumière sur cette mort tragique. Le rapport sera rendu public dans quelques mois.

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