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Ce n'était pas un incident isolé

TVA Nouvelles

Le nuage de poussière en provenance du port de Québec qui s'est abattu sur le quartier Limoilou, le 26 octobre, n'était pas un incident isolé.

Ce nuage de poussière rouge, du minerai de fer, provenait des installations de la Compagnie d'arrimage de Québec, dans l'estuaire de la rivière Saint-Charles. Et, hier, au Port de Québec, on parlait d'un malheureux incedent isolé.

Or, voilà un résidant de Lévis, Marc Dumas, a contacté TVA Nouvelles pour dire que, les jours de grand vent, il avait vu plusieurs fois des nuages de poussière s'élever des installations de transbordement de vracs solides du port de Québec, l'été dernier.

«À toutes les fois qu'il y avait des gros vents, il y avait un nuage de poussière rouge qui levait et on voyait qu'il s'en allait vraiment vers Limoilou. On disait : ça doit être incroyable, les gens doivent se plaindre...»

Des voisins de M. Dumas confirment : les jours de grand vent, il était fréquent, l'été dernier, que de la poussière s'élève des installations de vrac solide du port.

Mais, un dimanche, vers la fin-juillet ou le début d'août, un vent de tempête s'est levé et le nuage de poussière est devenu tellement dense que M. Dumas ne pouvait plus voir les installations de transbordement, qui sont situées tout juste devant chez lui. Il en a d'ailleurs pris des photos spectaculaires.

«Tout le monde doit s'en souvenir dans la région de Québec. C'était vraiment majeur. Il n'avait pas fait beau de la journée et, sur l'heure du souper, des grands, grands vents. Jétais resté ici pour voir si tout était correct parce qu'il y avait une alerte météo.»

vue sur le fleuveLes installations du Port vues de chez Marc Dumas, le 23 novembre (TVA Nouvelles)

Poussière sur le fleuve l'été dernier (Photos: Marc Dumas)

Cette-fois-là, le vent soufflait en direction de Lévis. M. Dumas et ses voisins ont ensuite dû nettoyer tout ce qui se trouvait à l'extérieur de leurs résidences.

À la Société du port de Québec, après avoir pris connaissance des photos, on confirme cet autre incident majeur. Cette fois-là, précise-t-on, on n'avait pas affaire à de la poussière de minerai de fer mais à de la poussière de charbon.

À la suite de l'incident d'octobre dernier, la Compagnie d'arrimage de Québec a reçu un avis de non-conformité du ministère de l'Environnement, qui lui demande de soumettre un plan de mesures correctives pour le 20 décembre.

Déjà, elle a fait savoir qu'elle avait doublé le nombre de ses canons à eau sur son site, pour rabattre la poussière. Elle procède également à une révision de ses façons de faire lors de transbordements de minerai.