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Les trous de mémoire de Giuseppe Borsellino

Commission Charbonneau

Hugo Bourgoin

Suivez la commission Charbonneau minute par minute

Après avoir entendu le témoignage de l'ex-directeur stratégie et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, cet avant-midi, la commission Charbonneau a donné la parole au président de Construction Garnier, Giuseppe Borsellino.

Lors du court témoignage (à peine une heure, aujourd'hui), le procureur de la commission s'est affairé à tracer le portrait de l'empire dirigé par le témoin qui est d'une ampleur plutôt impressionnante.

Pendant de longues minutes, l'entrepreneur a été questionné sur ses liens avec l'ex-directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis. La commission a tenté de lui faire dire qu'il aurait parlé à M. Dupuis pour discuter de contrats.

En plusieurs occasions, M. Borsellino n'a pas été en mesure de répondre précisément aux questions du procureur de la commission, Me Simon Tremblay, affirmant avoir de la difficulté à y répondre ou encore ne pas se souvenir, tout simplement. Il faut dire que le président de Construction Garnier a refusé de rencontrer les enquêteurs de la commission pour préparer son témoignage.

L'essentiel du témoignage entendu aujourd'hui était particulièrement technique. L'interrogatoire se poursuivra demain matin.

Lors de son témoignage l'automne dernier, l'ex-entrepreneur Lino Zambito avait identifié l'entreprise de M. Borsellino comme partie prenante du système de collusion.

MISES À JOUR

16h28 - LES TRAVAUX SONT AJOURNÉS JUSQU'À DEMAIN MATIN.

16h27 - Me Simon Tremblay demande au témoin de se «rafraîchir la mémoire» d'ici demain matin, car la commission a besoin de réponses.

16h24 - «Avez-vous souvent parlé à M. Dupuis pour discuter de contrat?» demande le procureur. «C'est peut-être arrivé quelques fois...»

16h14 - Giuseppe Borsellino aurait parlé à Jocelyn Dupuis, ex-dg de la FTQ-Construction, pour savoir s'il y avait des possibilités de travailler chez Rio Tinto.

16h00 - Le procureur demande au témoin s'il a déjà été président d'Arpentage DBG. M. Borsellino dit l'ignorer. Le procureur lui «apprend» qu'il était président en avril 2012.

15h59 - Location Garnier a environ 160 pièces d'équipement, selon le témoin.

15h51 - Les contrats de Garnier sont répartis environ ainsi: 70% provenant du domaine public et 30% provenant du domaine privé. La majorité des contrats dans la grande région de Montréal. Une vingtaine ou une trentaine de contrats publics obtenus chaque année.

15h50 - De huit à dix ingénieurs à l'emploi de Construction Garnier. Leur patron est Robert Fortin.

15h48 - Le témoin détaille tous les domaines dans lesquels oeuvrent ses entreprises: pavage, excavation et remplissage, décontamination, travaux sur des ponts, génie... Chiffre d'affaires de 55 M$ ces années-ci.

15h47 - Quel est votre travail dans l'entreprise? «J'essaie de voir que tout va bien», dit le témoin.

15h44 - Qui est responsable de réclamer les avenants (extras)? Qui doit négocier avec la Ville? Le même département, dit le témoin. «Ça monte rarement jusqu'à moi», dit M. Borsellino. Le procureur lui demande un exemple. Il répond qu'il n'en a pas en tête.

15h41 - Le témoin explique comment fonctionne le processus de préparation des soumissions dans son entreprise.

15h39 - M. Borsellino affirme qu'il peut décider si son entreprise répondra ou non à un appel d'offres.

15h30 - La commission produit un organigramme illustrant toutes les entreprises reliées à Giuseppe Borsellino.

15h26 - On trace le portrait du témoin et de son entreprise.

15h25- Le témoin confirme avoir refusé de rencontrer les enquêteurs de la commission pour préparer son témoignage.

15h24 - Arrivée à la barre et assermentation de Giuseppe Borsellino.

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