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Condo, voyage et repas pour Jocelyn Dupuis

Commission Charbonneau

Hugo Bourgoin

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Le président de Construction Garnier, Giuseppe Borsellino, a mis la patience de la commission Charbonneau à rude épreuve, aujourd'hui, lors de la poursuite de son témoignage, mais le procureur a quand même réussi à lui soutirer de précieuses informations impliquant notamment l'ex-directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis.

Acculé au pied du mur par le procureur Me Simon Tremblay, Giuseppe Borsellino a ainsi admis avoir donné de nombreux cadeaux à «son ami». En plus de billets de hockey, de repas et d'un voyage en Italie, M. Borsellino a remis à M. Dupuis la clé d'un appartement en copropriété du prestigieux 1000 de la Commune, dans le Vieux-Montréal. Jocelyn Dupuis aurait eu la clé de l'appartement appartenant à l'entreprise de M. Borsellino de 2007 à 2010, et ce, même si le témoin a commencé à trouver, au printemps 2009, son ami un peu «profiteur».

«C'était un ami et s'il me demandait quelque chose, si je pouvais, je le faisais. Il m'a demandé certaines choses», a raconté le témoin. «Comme quoi?» a demandé la présidente. «Toutes sortes de choses», a ajouté M. Borsellino désirant visiblement rester discret sur sa relation avec Jocelyn Dupuis.

L'attitude réticente de l'entrepreneur a d'ailleurs irrité autant la présidente France Charbonneau que le procureur de la commission qui procède à l'interrogatoire depuis hier après-midi. «Des réponses vagues et imprécises ne vous mèneront nulle part», a dit la commissaire au témoin qui évite souvent de répondre aux questions avec précision et dont les trous de mémoire se multiplient.

Voyage en Italie

La commission Charbonneau s'est longuement interrogée sur le fameux voyage en Italie auquel ont pris part Giuseppe Borsellino et Jocelyn Dupuis.

L'entrepreneur a expliqué que deux autres hommes ont aussi pris part au séjour: Yves Lortie, de la firme GENIVAR, et Robert Marcil, directeur du service de la réalisation des travaux à la Ville de Montréal. Daniel Toutant, pdg de Concession A25, s'est quant à lui joint au groupe pour deux nuits, à Florence.

M. Borsellino a confirmé avoir payé la totalité des frais du voyage (50 000$, «peut-être plus»), sauf le billet d'avion de Robert Marcil et de sa conjointe.

Pourquoi a-t-il payé pour tout le monde? Pour ce qui est de Jocelyn Dupuis, il l'a fait par amitié, mais aussi par «relations d'affaires». Dans le cas de Robert Marcil, c'était pour «améliorer ses relations» avec la Ville de Montréal.

Collusion

En après-midi, Giuseppe Borsellino est venu faire des déclarations pour le moins surprenantes. Le témoin a d'entrée de jeu admis l'existence d'un système de collusion dans les contrats octroyés par la Ville de Montréal, mais a affirmé que ce système n'a pas été mis en place par les entrepreneurs, mais bien par Gilles Surprenant, ingénieur à la Ville.

Selon le témoignage qu'il a livré à la commission, M. Borsellino aurait eu à entrer en contact avec M. Surprenant après son premier contrat d'importance avec la Ville de Montréal. L'ingénieur l'aurait plus tard invité à une rencontre en compagnie de deux entrepreneurs majeurs pour mettre en place un système de collusion.

Le procureur, Me Simon Tremblay, a semblé perplexe face à la version du témoin. «Pourquoi M. Surprenant vous approche, vous, petit entrepreneur, avec deux des plus gros joueurs pour faire partie d'un système de collusion?» a-t-il demandé. «Je ne le sais pas... Mais il m'a convoqué à une rencontre. C'est tout ce que je peux vous dire.»

Cette version est l'inverse de ce qu'avait soutenu M. Surepenant devant la commission, en octobre dernier. L'ingénieur avait alors affirmé que ce sont les entrepreneurs qui avaient échafaudé le système.

Giuseppe Borsellino dit avoir obtenu son premier contrat «arrangé» en 1996 ou 1997 «dans l'Est, sur le bord de l'eau» (il évoque possiblement des travaux boulevard Gouin), mais affirme ne plus se souvenir ni du montant du contrat ni de la somme versé à M. Surprenant en guise de compensation.

À ce sujet, le témoin a raconté qu'aucun montant fixe n'était prévu pour la ristourne à Gilles Surprenant. Selon lui, c'était à l'entrepreneur de négocier avec le fonctionnaire pour établir la somme à verser.

«Il demandait un montant et on le coupait. [...] Ça pouvait être 3000$ ou 4000$ et on le coupait à 2000$», a-t-il expliqué avant d'ajouter que plus la valeur du contrat était élevée, plus la somme à verser était importante.

Plus tôt en avant-midi, la commission a fait entendre plusieurs extraits d'écoute électronique obtenus lors du projet Diligence lors duquel la ligne téléphonique de Jocelyn Dupuis avait été mise sur écoute. Il a alors été possible d'entendre des conversations entre Dupuis et d'autres acteurs dont Giuseppe Borsellino qui discutaient du fameux contrat de 40 M$ chez RTA évoqué hier.

MISES À JOUR

16h30 - Les travaux sont suspendus jusqu'à demain matin.

16h21 - M. Borsellino juge que Gilles Surprenant a exagéré en déclarant avoir reçu 15 000$ de Garnier pour un contrat. «Impossible», selon lui.

16h15 - La commission produit un tableau réunissant une liste de contrats qui ont été jugés truqués par des témoins de la commission et qui ont été remportés par Construction Garnier. Le témoin est questionné par rapport à ces contrats.

16h09 - La commission produit un tableau réunissant trois contrats remportés par Infrabec et pour lesquels Lino Zambito dit avoir contacté Construction Garnier pour une soumission de complaisance. Pour le premier contrat, le témoin n'a pas souvenir, mais ne peut nier. Pour le deuxième contrat, le témoin reconnaît qu'il s'agit d'un appel d'offres truqué. Pour le troisième et dernier contrat, le témoin reconnaît également qu'il s'agit d'un appel d'offres truqué.

15h56 - Le procureur soumet au témoin une liste d'entrepreneurs cités par Lino Zambito et Gilles Surprenant comme étant acteurs du système de collusion. Il demande à Borsellino de valider: Infrabec (oui), Construction F. Catania (oui), CATCAN (oui), Garnier (oui), A.T.A. (oui), Mirabeau (peut-être), Excavation Super (peut-être), TGA (oui).

15h54 - M. Borsellino explique que les entrepreneurs actifs dans le système devaient s'appeler pour manifester leur intérêt envers un contrat.

15h46- Témoin confirme que le père de Lino Zambito, Giuseppe, lui a déjà demandé de faire des soumissions de complaisance.

15h40 - Avec les années, le nombre de joueurs dans le système augmente. Selon le témoin, à partir de 2002 environ.

15h29 - On reprend les travaux. La distribution des contrats se faisait «à tour de rôle» parmi les entreprises du système, dit le témoin. La somme à remettre était négociée directement avec M. Surprenant. «Il demandait un montant et on le coupait. [...] Ça pouvait être 3000$ ou 4000$ et on le coupait à 2000$.» Plus le montant était gros, plus la somme à verser était importante.

15h01- PAUSE

14h58 - Premier contrat «arrangé» obtenu par M. Borsellino serait semble-t-il dans le boulevard Gouin vers 1996 ou 1997. «Dans l'Est, sur le bord de l'eau», dit-il. Ne se souvient pas de la valeur du contrat et ne se souvient pas combien il a versé à M. Surprenant.

14h53 - Les trois entrepreneurs ont fait «quelques rencontres» sans M. Surprenant. «On a essayé quelques projets», dit M. Borsellino. Le premier contrat organisé aurait été octroyé à Catania. Témoin ne se souvient ni du contrat en question, ni de sa valeur.

14h50 - «Pourquoi M. Surprenant vous approche, vous, petit entrepreneur, avec deux des plus gros joueurs (Catania et Piazza) pour faire partie d'un système de collusion?» demande le procureur. «Je ne le sais pas... Mais il m'a convoqué à une rencontre. C'est tout ce que je peux vous dire.»

14h39 - M. Borsellino vient contredire le témoignage de Gilles Surprenant, devant la commission, en octobre dernier. Ce dernier avait raconté que c'est Giuseppe Borsellino qui avait convoqué une rencontre alors que ce dernier dit que c'est M. Surprenant qui a demandé à le voir.

14h36 - M. Surprenant aurait assurément demandé de l'argent en échange si on avait obtenu un contrat, dit le témoin.

14h31 - Lors de son premier contrat important avec la Ville de Montréal, M. Borsellino a eu à prendre contact avec Gilles Surprenant à la suite de problèmes sur le chantier. M. Surprenant lui aurait par la suite suggéré de mettre en place un cartel.

14h25 - En réponse à une question du procureur, M. Borsellino dit avoir entendu parler d'un système de collusion à Montréal. Selon le témoin, «ça aurait pu» toucher la ville centre et les arrondissements. Dit en avoir entendu parler pour la première fois dans les années 80. On entendait dire que «les jobs étaient partagés» entre les entrepreneurs.

14h20 - Me Tremblay demande pourquoi, alors, les défusions n'ont pas fait diminuer le nombre de contrats (suivant la logique de M. Borsellino). Le procureur demande à l'entrepreneur de revenir avec des chiffres corrigés demain matin. Des chiffres qui vont inclure tous les contrats dans l'île de Montréal et non seulement pour la Ville de Montréal.

14h13 - La commission produit un tableau indiquant le nombre de contrats octroyés par la Ville de Montréal à Construction Garnier de 1996 à 2012. Augmentation «très significative» du nombre de contrats de 2000 à 2008, fait remarquer le procureur. Le témoin explique que les fusions municipales ont joué dans le calcul (les contrats de Ville Saint-Laurent, par exemple, n'étaient pas comptabilisés avant les fusions, mais après oui).

14h05 - On reprend les travaux. M. Borsellino a commencé à faire des affaires avec la Ville de Montréal au début des années 90. De 1990 à 1995, environ deux contrats par année avec la Ville. De 1996 à 2001, à peu près la même chose, dit le témoin (environ 20% du chiffre d'affaires).

12h34 - «Est-ce que M. Dupuis est encore votre ami aujourd'hui?» «Un peu moins.» «Quand l'avez-vous vu la dernière fois?» «L'été dernier.» PAUSE DU DÎNER

12h33 - M. Borsellino a accepté de payer pour M. Toutant par «relations d'affaires».

12h27 - Pour illustrer que l'entreprise de M. Borsellino n'était pas «en si mauvais termes» avec la Ville de Montréal, la commission produit un contrat de 5,2 M$ octroyé en 2008. Le témoin répond que son entreprise était «la seule» à pouvoir faire les travaux. «Ce n'était pas une faveur, c'était une bonne décision de la Ville.»

12h22 - Deux repas avec M. Marcil avant le voyage (aux frais de l'entrepreneur). Sans souvenir précis, évoque la possibilité d'autres cadeaux comme du vin et des bouteilles de vin. Pas d'argent.

12h14 - M. Borsellino a de la difficulté à expliquer pourquoi il dit avoir de mauvaises relations avec la Ville de Montréal. Dit que la Ville a annulé des contrats, mais dit ignorer pourquoi ils ont été annulés.

12h07 - Le voyage a coûté 50 000$, «peut-être plus», dit M. Borsellino. Il a payé le voyage à M. Dupuis en raison de son amitié et pour «ses relations d'affaires». Pour M. Marcil, il l'a fait à la demande de M. Lortie et «ça faisait [son] affaire, car [il] voulait avoir de meilleures relations avec la Ville».

12h04 - Devant la preuve de la commission, le témoin est forcé d'admettre que Daniel Toutant (pdg de Concession A25) a rejoint le groupe pour deux nuits à Florence. Il prétendait que personne d'autre n'avait assisté au voyage. Borsellino dit que c'était une connaissance de M. Lortie. Lui-même ne le connaissait pas.

11h58 - C'est M. Borsellino qui a payé «100%» des frais du voyage de MM. Lortie et Dupuis. Robert Marcil a payé lui-même son billet d'avion et celui de sa conjointe et n'a jamais été remboursé. La commission produit des factures (avion, hôtels, train) reliées au voyage.

11h57 - La commission demande si le témoin avait des «projets actifs» avec GENIVAR au moment du voyage. M. Borsellino répond par l'affirmative, il y avait un contrat.

11h53 - On écoute un extrait d'appel survenu le 12 août 2008 entre Dupuis et Borsellino, ce dernier confirmant le voyage en Italie. L'appel démontre que Dupuis connaissait Lortie, mais pas Marcil.

11h51 - Le voyage a été organisé à l'initiative de Borsellino. Le but du voyage? «Le plaisir», dit le témoin.

11h44 - Le procureur revient sur le fameux voyage en Italie offert à Jocelyn Dupuis. Borsellino dit qu'ils étaient accompagnés d'Yves Lortie (ingénieur chez GENIVAR), de Robert Marcil (ingénieur à la Ville de Montréal), ainsi que les conjointes respectives.

11h42 - «Je suis un bon gars, j'ai diminué les cadeaux tranquillement», dit le témoin pour expliquer pourquoi il a laissé le condo à Jocelyn Dupuis.

11h37 - Borsellino dit maintenant que Dupuis aurait abusé de son amitié, en référence aux nombreux cadeaux offerts. À partir de mars-avril 2009, dit réduire les cadeaux, mais laisse le condo à sa disposition.

11h34 - Même après son départ de la FTQ, continue de donner des cadeaux à Jocelyn Dupuis parce qu'il a encore le moyen de l'aider «avec ses relations».

11h32 - Témoin dit que Jocelyn Dupuis n'a jamais rien payé pour le condo. Il donnait des cadeaux à Dupuis parce qu'il était son ami ET parce qu'il était officier syndical.

11h27 - On reprend les travaux.

11h12 - PAUSE

11h09 - Le témoin admet avoir donné des billets de hockey à la FTQ-Construction; à des personnes autres que Jocelyn Dupuis. «Ça fait partie du développement des affaires.» Il a aussi donné des billets à la CSN, mais «pas souvent».

10h57 - On écoute un extrait d'écoute électronique entre Dupuis et Denis Mercier, du syndicat de copropriété du 1000 de la Commune. Le témoin admet ensuite que son entreprise avait un condo dans ce prestigieux immeuble et qu'il a donné une clé du logement en question à Jocelyn Dupuis de 2007 à 2010.

10h52 - Borsellino admet avoir offert plusieurs cadeaux à Dupuis: repas, billets de hockey, un voyage en Italie et «il peut y avoir autre chose». «C'était un ami et s'il me demandait quelque chose, si je pouvais, je le faisais. Il m'a demandé certaines choses.» «Comme quoi?» demande la présidente. «Toutes sortes de choses», dit le témoin. Borsellino refuse de répondre s'il n'est pas confronté par la commission. Dit ne jamais avoir donné d'argent.

10h50 - «Est-ce que des contrats où Jocelyn Dupuis était impliqué ont fonctionné?» «Au meilleur de ma connaissance, non.» «Il ne vous a jamais aidé à obtenir des contrats?» «Non.» Témoin affirme qu'il n'a jamais payé Dupuis d'une quelconque façon.

10h47 - Témoin dit être ami avec Jocelyn Dupuis depuis «huit à dix ans». Le procureur de la commission s'impatiente et demande des réponses précises. «Quand je l'ai rencontré, il était aux grues et quand il est devenu mon ami, il était directeur général», dit par la suite M. Borsellino.

10h45- Borsellino est confronté à sa déclaration d'hier où il se disait un acteur silencieux dans l'entreprise Opron. Les preuves d'écoute électronique démontrent clairement qu'il s'impliquait dans les affaire d'Opron. Il admet aujourd'hui faire du «développement des affaires» pour Opron, sans s'impliquer dans l'administration.

10h43 - La présidente s'impatiente au sujet des trous de mémoire du témoin. «Des réponses vagues et imprécises ne vous mèneront nulle part», dit-elle.

10h41 - Questionné à savoir quelles «tractations» a fait Dupuis pour favoriser les entreprises de Borsellino, le témoin répond qu'à sa connaissance Dupuis s'est contenté de recommander l'entrepreneur à M. Gionet. Dit ne pas se souvenir du reste.

10h36 - L'avocat de la FTQ-Construction, Robert Laurin, s'objecte et prétend que la commission n'est plus dans son mandat en discutant de contrats privés. La présidente répond que c'est vrai à première vue, mais qu'on tente plutôt d'examiner les liens qui existent. «C'est une longue toile qui doit être tissée et ça prend du temps», dit la commissaire Charbonneau.

10h34 - Me Tremblay questionne le témoin au sujet du projet Bonaventure dont il est question dans le dernier extrait d'écoute électronique. Borsellino répond qu'à ce moment Dupuis n'était plus à la FTQ, mais un «simple citoyen». La commission tente de démontrer que Dupuis avait quand même de l'influence à ce moment.

10h21 - On écoute un extrait du 24 décembre, entre 10h15 et 10h24, entre Dupuis et Borsellino. Les deux hommes discutent de deux projets, autres que RTA. Dupuis demande à Borsellino s'il serait intéressé à obtenir un contrat de 50 M$ pour rénover des établissements de Club Med, dont le premier serait en Floride. Borsellino demande ensuite à Dupuis si le Fonds [de solidarité FTQ] serait intéressé à embarquer dans Parasuco. Hier, le témoin avait dit ne pas se souvenir avoir discuté d'autres contrats que RTA avec Dupuis. Il est aussi question de Michel Arsenault.

10h19 - On écoute le sixième extrait du 11 novembre, à 14h01. Conversation entre Dupuis et Pierre. Le contrat de 40 M$ chez RTA est une fois de plus le sujet de conversation.

10h16 - On écoute le cinquième extrait du 11 novembre, à 13h24. Conversation entre Dupuis et Pierre. On discute encore et toujours du contrat à RTA. Cette fois, les hommes discutent des autres entreprises qui participent à l'appel d'offres.

10h15 - On écoute le quatrième extrait du 11 novembre, à 12h39. Conversation entre Dupuis (qui est au moment de l'appel avec Borsellino) et le fameux Pierre.

10h13 - On écoute le troisième extrait du 10 novembre, à 11h30. Conversation entre Dupuis et Borsellino. Encore une fois, référence au contrat de RTA au Saguenay.

10h09 - On écoute le deuxième extrait du 7 novembre 2008, à 10h52, cette fois entre Dupuis et un certain Pierre. Encore une fois, il est question du contrat de RTA. Ils discutent du fait que Borsellino devrait se trouver un partenaire au Saguenay.

10h06 - On reprend. On écoute un premier extrait du 31 octobre 2008, de 18h49 à 18h51. Conversation entre Jocelyn Dupuis et Giuseppe Borsellino. On entend clairement les deux hommes parler du contrat de 40 M$ de RTA évoqué hier.

9h46 - Devant l'impossibilité d'entendre les extraits d'écoute électronique, on suspend les travaux le temps de régler le problème technique.

9h42 - Le procureur de la commission, Me Simon Tremblay, évoque une preuve d'écoute électronique obtenue lors du projet Diligence. La ligne de Jocelyn Dupuis était sur écoute.

9h41 - On demande au témoin pourquoi le contact était Jocelyn Dupuis. «C'est un ami, tout simplement», répond M. Borsellino.

9h37 - On revient sur les liens du témoin avec Jocelyn Dupuis.

9h35 - Borsellino demande qu'on lui pose les questions en anglais. La présidente Charbonneau refuse, mais lui autorise à répondre en anglais.

9h33 - Début des travaux pour la journée. Giuseppe Borsellino se présente à la barre et est assermenté.

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