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Transcontinental lorgnait des chaînes d'Astral

Achat d'Astral par Bell

Transcontinental aurait aimé se lancer dans l'exploitation de chaînes de télévision spécialisées en acquérant certaines propriétés d'Astral Média, en marge de la prise de contrôle du groupe médiatique par Bell.

L'imprimeur et éditeur espérait que Bell et Astral abandonnent des canaux pour lesquels il a de l'intérêt lors de la préparation de leur second projet de regroupement, annoncé la semaine dernière.

C'est ce qu'a indiqué mercredi le président et chef de la direction de TC Transcontinental, François Olivier, après l'assemblée annuelle des actionnaires de la société, à Montréal.

Bell a décidé de ne pas acquérir l'ensemble des chaînes de radio et de télé d'Astral, tel qu'annoncé en mars 2013, pour satisfaire le Bureau de la concurrence et le Conseil de la radio et des télécommunications canadiennes.

«Nous aurions eu de l'intérêt pour certains canaux qui sont près des audiences de nos magazines, a dit M. Olivier. Malheureusement, ceux qui sont disponibles s'adressent surtout aux jeunes. Un créneau que nous ne touchons pas présentement.»

Chez Jarislowsky Fraser, Denis Durand a affirmé que l'arrimage des contenus de magazines et de journaux à celui de chaînes spécialisées est possible. «Transcontinental produit des titres à grand tirage, dont certains sont parmi les plus populaires sur le marché», a expliqué l'associé principal de la firme de courtage.

TC Média est active en production télé depuis déjà quelques mois, la filiale de Transcontinental produit notamment les nouvelles pour le réseau V. «C'est une façon de déployer nos marques et celles de nos clients sur d'autres plates formes. C'est ce que cherchent nos clients», a précisé François Olivier.

Ce marché devrait demeurer marginal puisque Transcontinental n'envisage pas de devenir un joueur majeur en production télé, en acquérant un réseau généraliste par exemple.

La compagnie a par ailleurs renoué avec la rentabilité au premier trimestre en déclarant des profits de 17,8 millions $, comparativement à une perte de 33,3 millions $ une année plus tôt. Les profits ajustés, qui excluent certains éléments, sont de 28,5 millions $, en hausse de 5,2 % par rapport aux 27,1 millions $ de l'exercice précédent.

Les revenus du trimestre ont totalisé 528,7 millions $, ce qui représente une augmentation de 8,4 %. La hausse est principalement attribuable aux acquisitions de Quad/Graphics Canada et dans le secteur des médias.

En plus du dividende trimestriel de 14,5 cents par action, le conseil d'administration a déclaré un dividende spécial de 1 $ par action, représentant une somme de 78 millions $. Les dividendes seront versés le 26 avril prochain aux détenteurs des actions inscrits aux livres le 5 avril.

François Olivier a profité de l'assemblée pour tracer le bilan de ses cinq premières années à la tête de l'entreprise. Au cours de la période, Transcontinental a fermé près de la moitié de ses imprimeries et abandonné des produits moins porteurs, dont le livre noir et blanc, pour consolider le secteur.

«Dans cinq ans, on sera encore dans le papier même si on voit une décroissance dans ce marché», a conclu le dirigeant, précisant que la croissance proviendra de nouveaux produits axés sur le web où les revenus publicitaires prennent de l'ampleur.

La majorité des analystes financiers, qui suivent Transcontinental, ont révisé leurs prévisions sur le titre mercredi. Neuf d'entres eux recommandent de l'acheter ou de le conserver et un seul de le vendre.

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