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Le tireur a demandé de faire sortir les enfants

Drame de Gatineau

On en sait maintenant plus sur le drame qui a secoué la garderie Racines de vie Montessori, vendredi dernier, à Gatineau.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a confirmé que les enfants n'étaient aucunement visés par le tireur, Robert Charron. Les premières informations de l'enquête laissent croire que Charron aurait lui-même demandé à ce qu'on fasse sortir les enfants de l'établissement.


Robert Charron (Gracieuseté)

«Le sang-froid et les réactions exemplaires des intervenants de la garderie ont permis d'éloigner les enfants», a affirmé le directeur du Service, Mario Harel. Malgré tout, le SPVG n'est pas en mesure d'assurer qu'aucun enfant n'a été témoin de ce qui s'est passé.

M. Harel, a aussi expliqué que la présence de Charron à la garderie n'était pas inhabituelle puisqu'il y occupait un emploi d'homme à tout faire.

La deuxième victime a quant à elle finalement été identifiée. Il s'agit de Neil Galliou (photo de droite), un citoyen français de 38 ans, qui était au Canada depuis moins d'un an pour y acquérir une expérience professionnelle. Il devait rentrer en France prochainement.

Nouveaux faits

La police a par ailleurs été en mesure de confirmer plusieurs nouveaux faits relativement au drame. Le SPVG a notamment expliqué que l'arme de chasse utilisée par Charron était enregistrée.

Concernant les circonstances entourant le motif, M. Harel a nié les rumeurs de triangle amoureux, mais a confirmé que le tireur avait bel et bien aspergé le bureau de son ex-conjointe et directrice de la garderie d'un «produit inflammable» sans parvenir à y mettre le feu.

Avant de commettre son geste, Robert Charron a laissé une lettre à son domicile, mais le SPVG a refusé d'aborder le sujet de son contenu.

La police compte sur les résultats des autopsies et sur les autres témoins à rencontrer pour boucler son enquête. Le directeur du SPVG a indiqué que les enfants ne devraient pas être rencontrés par les enquêteurs pour éviter de ressasser les souvenirs.

«Nous ne croyons pas qu'il sera nécessaire de rencontrer les enfants. Les entrevues avec certains témoins-clés, de même que les expertises effectuées sur les scènes, devraient suffire pour établir la chronologie des événements.»

Réaction des parents

En fin d'après-midi, les parents des enfants concernés ont tenu à s'adresser aux médias par le biais d'une porte-parole, Julie Gallienne.

«Je voudrais remercier particulièrement les éducatrices et le personnel. Ils ont été extraordinaires. On voudrait aussi remercier les policiers, les ambulanciers, les voisins qui ont ouvert leur porte rapidement», a expliqué celle qui est aussi la mère d'un enfant.

Concernant l'état des enfants, il semble que la majorité se remet plutôt bien des tristes événements.

«Les enfants vont bien. Plusieurs identifient qu'ils ont eu peur du feu, parce que c'est ce qu'on leur a dit. Ils ont besoin d'évacuer et de parler à leurs parents», a dit Mme Gallienne.

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