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Les squatteurs seront expulsés

Île Sainte-Thérèse

Étienne Laberge

Le lopin de terre situé au beau milieu du Saint-Laurent, l'Île Sainte-Thérèse, pourrait bientôt perdre ses squatteurs qui y ont illégalement construit des chalets depuis des années.

L'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-Aux-Trembles et la Ville de Varennes unissent leur voix pour convaincre le gouvernement d'agir dans ce dossier.

Les squatteurs doivent partir et les bâtiments érigés illégalement seront démolis.

Joyau au coeur de la ville

«C'est un joyau auquel les citoyens de la grande région métropolitaine n'ont pas droit en ce moment. Elle est la porte ouverte sur l'artère vitale de notre société qu'est le fleuve Saint-Laurent», a expliqué la mairesse de l'arrondissement, Chantal Rouleau.

Mais la tâche ne sera pas facile, car si 11 personnes occupent les lieux en toute légalité, de 175 à 200 autres ont profité du manque de surveillance pour s'y établir.

Les chalets illégaux valent quelques milliers de dollars.

«Certains sont très bien aménagés, mais illégalement. Après quelques années de laisser-aller des autorités, ces personnes se sentent chez eux. Il faut faire un ménage», a indiqué le maire de Varennes, Martin Damphousse.

Pas de pont

Le maire reste vague sur le moyen de transport privilégier pour accéder à l'île.
Il n'est pas question de bâtir un pont «pour l'instant».

La Ville pourrait mettre sur pied un service de ponton pour franchir les 500 m de voie navigable.

Également trop tôt pour connaître le détail des infrastructures qui pourraient voir le jour sur l'île de 6,2 kilomètres carrés.

Piste cyclable? Sentier? Kayak?

«Nous n'en sommes pas là pour l'instant, a répliqué Mme Rouleau. Il faut commencer par régler la question des occupants sans droit, ensuite nous pourrons songer à un plan d'aménagement.»

Les élus en sauront un peu plus en juin.

Intimidation

Pour Sylvie Bibeau, du Comité ZIP Jacques-Cartier, il est urgent d'agir puisque certains squatteurs exercent un contrôle sur l'île.

«Même si c'est public, on ne peut pas débarquer là, a-t-elle expliqué. Quelqu'un va rapidement vous questionner et vous suivre. Certaines personnes se font menacer.»

Elle presse également les autorités de préserver les traces du passage des Amérindiens puisqu'il s'agit d'un site archéologique.

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