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Un débat partagé

Dangereux ou non les pitbulls?

Pendant que Sherbrooke s'apprête à réviser sa réglementation sur les pitbulls afin de l'uniformiser à tout son territoire, plusieurs autres municipalités continuent de les bannir dans leur ville.

Serge Paquin, président comité exécutif, ville de Sherbrooke (TVA Nouvelles)

«Comme la plupart des arrondissement permettent leur présence, nous avons décider de faire de même pour le territoire de l'ancienne ville, où ils sont interdits depuis 1997», a indiqué le président du comité exécutif, Serge Paquin.

«Un comité d'experts nous recommande de ne bannir aucune race de chiens en particulier, à moins de situation exceptionnelle. L'application du règlement qui changeait d'un arrondissement à l'autre devenait très compliquée, c'est pourquoi nous en ferons la recommandation aux élus dans les prochaines semaines», d'ajouter M. Paquin.

Alain Chiocchi, propriétaire du Centre canin européen d'Eastman (TVA Nouvelles)

«Depuis ce mouvement que je qualifierais d'international, de bannir les pitbulls dans plusieurs villes, dont une soixantaine au Québec, je pense que les propriétaires ont pris conscience de l'importance d'éduquer leur chien. Je n'ai rien contre la position de la ville de Sherbrooke, même que je suis en accord. Il peut y avoir des dispositions au règlement qui peuvent être prise comme celui d'obliger les propriétaire à suivre des cours de dressage afin qu'ils comprennent mieux le comportement de leur bête», selon Alain Chiocchi, propriétaire du Centre canin européen d'Eastman.

«Il fut un temps où c'était les bergers allemands que l'on considérait dangereux, il y a eu le doberman, les rottweilers, plus récemment, les huskies. Puis depuis le début des années 2000, ce sont les pitbulls. Cette perception à l'effet qu'une race de chien est plus dangereuse qu'une autre, est complètement fausse», selon M. Chiocchi. «Oui, les plus gros chiens mordent plus fort, mais ils ne sont pas plus agressifs ou dangereux que les petits

(TVA Nouvelles)

Mélanie Arton est propriétaire de trois pitbulls. Il y a trois mois, elle a été obligée de déménager de Warwick à Asbestos parce qu'un règlement municipal l'obligeait à se débarrasser des ses bêtes ou de les faire euthanasier: «Je trouve cela vraiment plate que des villes continuent de les bannir, mes chiens sont coupables et condamnés d'avance, juste parce qu'ils viennent d'une lignée ou descendance de chiens qui autrefois, se livraient à des combats.»

La jeune femme qui donnera bientôt naissance à des jumeaux, organise le 26 mai prochain, à 13h, dans les rues de Warwick, une marche. «Il m'arrive souvent que des gens approchent mes chiens, les flattent en disant qu'ils sont beaux et gentils. Quand il me demandent quelle race de chiens ils sont, et que je leur réponds des pitbulls, ils se mettent à paniquer. La marche du 26 mai devrait réunir une cinquantaine de propriétaire de pitbulls et a pour but de changer la perception que la population a vis-à-vis cette race. Il n'y aura pas de pitbulls parce que le règlement municipal l'interdit mais nous aurons des photos de nos chiens. Nous voulons faire cela dans le respect des lois, c'est de cette façon que nous gagnerons notre point», conclut Mme Arton.

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